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Crise des droits TV: échec pour l'appel d'offres, aucun prix de réserve atteint

Selon les informations de RMC Sport, sur les six lots mis sur le marché par la LFP pour la réattribution des droits TV du championnat de France (4 en L1 et 2 en L2), aucun candidat n’a atteint le prix de réserve.

Le scénario du pire craint par la Ligue de football professionnel s’est réalisé. Lâché par Canal+ et beIN Sports, qui n’ont pas souhaité participer à l’appel d’offres des droits TV des championnats de France de football, le comité de pilotage a constaté avec effroi que les offres déposées dans la matinée, pour la réattribution des lots cédés par le groupe sino-espagnol Mediapro, ne correspondaient en rien aux attentes de la Ligue.

DAZN, Amazon et Discovery (Eurosport) ont candidaté. Mais selon nos informations, sur les six lots mis sur le marché par la LFP (quatre en Ligue 1 et deux en Ligue 2), aucun candidat n’a atteint le prix de réserve. "Les offres étaient inférieures au prix de réserve donc fin de match, a confirmé le co-président de l’UNFP Philippe Piat. Un nouvel appel d’offres ? Non. Ça va être probablement du gré à gré."

"Je n’ai pas le droit de parler, mais la situation est intéressante, a pour sa part estimé le président de l'OL Jean-Michel Aulas. Ça veut dire positive. (Des diffuseurs pourraient répondre à votre attente ?) Bien sûr."

Vers des discussions de gré à gré?

C’est un camouflet supplémentaire pour la LFP, qui espérait un minimum global d’environ 300 millions d’euros, en plus du lot que beIN Sports sous-licenciait à Canal+, lequel n’a pas été remis en jeu lors de cet appel d’offres. Des discussions de gré à gré pourraient suivre ces prochains jours et l'inquiétude reprendre de plus belle pour les clubs durement frappés par les conséquences de cette crise économique liées aux droits TV. La crainte sera d’autant plus forte que la LFP et Canal+ sont en plein conflit juridique.

Canal+, qui diffuse les 20% restants de la Ligue 1 (avec deux affiches le week-end) pour 330 millions d'euros par an, estime en effet avoir "surévalué" la valeur de ces matchs dans le contexte de 2018 et souhaite que l'intégralité des rencontres soit remise en concurrence dans un appel d'offres global. Le groupe a porté un recours devant le tribunal de commerce de Paris en ce sens, avec une audience programmée le 19 février qui pourrait invalider la procédure a posteriori.

QM avec LB et AP