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Deschamps : « On ne touche pas à Niang et Taïwo »

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Didier Deschamps était l’invité exceptionnel de Luis Attaque. Si le nouvel entraîneur de Marseille a affiché son souhait de renouveler 30% de son effectif, il veut aussi conserver ses meilleurs joueurs.

Didier Deschamps, comment s’est passée votre première conférence de presse pour annoncer votre arrivée à Marseille ?
Il y avait pas mal de monde. Les premières questions étaient gentilles, ensuite cela peut se compliquer un petit peu. (Rires) Il y a bien sûr les questions que tout le monde se pose : qui va rester, qui va partir, qui m’intéresse...

Quelles sont vos premières impressions ? Comment ont été vos premiers contacts avec Pape Diouf et José Anigo ?
Très bien. De toute façon, si je suis là, c’est qu’il y avait une volonté commune de la part des dirigeants et de moi-même de faire un bout de chemin ensemble. J’ai trouvé beaucoup d’ambition chez eux et la volonté de me mettre dans les meilleures conditions. Je peux m’appuyer sur eux tout au long de l’année, mais la partie la plus importante c’est l’avant saison et la construction de l’effectif, pour être le mieux armé possible sur le plan national, mais aussi sur le plan international.

Qu’est-ce que cela représente pour vous de revenir au Vélodrome ?
Ce club m’a marqué. J’y ai passé cinq ans, j’ai eu la chance d’y gagner des titres importants (champion de France 1990 et 1992, et vainqueur de la Ligue des champions en 1993). Forcément, quand tu passes par un grand club comme celui-là, ça ne te laisse pas indifférent. Le club a beaucoup évolué depuis : j’ai fait ma conférence de presse à la Commanderie, alors qu’avant il n’y avait que des mobil-home. Il y a à présent de très bonnes infrastructures. C’est important, pas uniquement sur le plan administratif mais aussi sur le plan sportif. Quand on a un outil comme cela a disposition, en tant qu’entraîneur, tu peux être encore plus exigeant avec tes joueurs. Ce sont des structures d’un club de haut niveau international, des conditions de travail idéales.

Votre prédécesseur Eric Gerets a mis la barre assez haute en partant, après les deuxièmes et troisièmes places de ces deux dernières saisons…
Oui, mais quand tu deviens entraîneur, la pression est ton quotidien. J’ai la chance de récupérer un club qui est deuxième, et directement qualifié pour la Champions League. C’est important pour attirer de très bons joueurs. Je suis convaincu, de part mon expérience de joueur et d’entraîneur, que même après une bonne saison, il faut renouveler 30% de l’effectif, et pas seulement les titulaires mais aussi ceux sur le banc. Les joueurs doivent avoir une fraîcheur psychologique. Mais on ne touche pas à Niang et Taïwo…

Du côté de Marseille, tout le monde rêve d’un nouveau titre…
Oui, ils sont en attente depuis 17 ans. Je ne peux pas avoir de garantie au niveau de l’enveloppe pour le recrutement, mais j’ai senti l’ambition de la part des dirigeants de me mettre dans les meilleures conditions pour construire l’effectif le plus compétitif possible. Je sais très bien que je ne pourrais pas être satisfait à 100%, mais si je le suis déjà à 90% : je m’en contenterai. Cela voudra dire que sur dix joueurs que je souhaitais, un seul ne sera pas venu. J’aimerais des joueurs confirmés et internationaux, qui puissent apporter un plus sur le plan sportif et aussi sur le plan humain, avec de la personnalité et du caractère. A Marseille, il en faut peut-être plus qu’ailleurs…

La rédaction - Luis Attaque