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Droits TV: l’accord LFP-Canal, "Pas une solution qui sauve les clubs" selon Domenech

Raymond Domenech a réagi ce vendredi à l’annonce d’un accord de diffusion pour la Ligue 1 entre Canal+ et la LFP. L’entraîneur de Nantes a regretté la diminution des recettes pour les clubs et rappelle que cela servira seulement pour finir la saison.

Après le retrait de Mediapro et l’échec de l’appel d’offres pour les droits de la Ligue 1, l’accord de diffusion entre la LFP et Canal+ a constitué une superbe nouvelle pour les clubs français. Enfin… pas tout à fait. Raymond Domenech a rappelé le gros manque à gagner pour les équipes après ce sauvetage.

"On ne peut pas dire que c'est une nouvelle exceptionnelle car le football français perd une grosse partie de ses droits TV, a expliqué l’entraîneur nantais ce vendredi face à la presse. C’est la solution qui permet d’exister et de rester visible mais ce n'est pas une solution qui sauve les clubs, Les clubs en difficulté ne vont pas être sauvés par cette décision."

Domenech: "La suite cela sera plus compliqué"

Les fans de foot se réjouiront probablement de voir la Ligue 1 retrouver un diffuseur unique mais Raymond Domenech a rappelé que cela constituait une solution sur le court terme. "Ce que les clubs vont toucher, cela permettra de finir la saison, a encore souligné le coach des Canaris. Pour beaucoup de clubs, cela permet de finir. La suite, cela sera plus compliqué si rien ne se passe."

Invité à réagir sur une éventuelle réforme de la Ligue 1 et une baisse du nombre de clubs pour mieux se partager les droits TV, Raymond Domenech n’a pas paru convaincu.

"Prenons le temps de poser les vrais problèmes avant de couper la tête à beaucoup de clubs avec une réforme de la Ligue 1. Pour les droits TV, on est passé de l'euphorie à la catastrophe, a tenu à insister l’ancien sélectionneur de l’équipe de France. Mais c'est l'association des facteurs qui a créé cette situation. Sans le Covid et avec des spectateurs, le problème n'aurait pas été posé de la même manière. Personne ne pouvait régler ce premier problème. C'est la base de tout le reste. Ensuite, c'est la loi du commerce et quand on n'est pas dans une situation de force, on est dans une situation de faiblesse et on subit."

JGL avec Pierre-Yves Leroux