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Equipe de France : Koscielny fait un parallèle entre Fekir et Messi, est-il fou ?

En conférence de presse ce mardi, Laurent Koscielny n’a pas tari d’éloges sur Nabil Fekir, de retour en équipe de France en vue du match face à la Bulgarie vendredi, osant même la comparaison avec un certain Leo Messi. Le défenseur d’Arsenal n’est pas le premier dans le milieu du foot à rapprocher les deux profils.

Comparer Leo Messi, quintuple Ballon d’Or, plus de 500 buts en carrière, à Nabil Fekir, zéro titre : est-ce bien sérieux ? Un truc de journalistes diront certains, tant un monde sépare encore l’icône argentine et le Lyonnais, au talent qui sonne davantage comme une promesse. Outre Jean-Michel Aulas, qui avait qualifié Fekir de « Messi lyonnais », ils sont pourtant nombreux dans le milieu du foot à placer le nom des deux hommes dans la même phrase. Le dernier en date ? Laurent Koscielny, défenseur tricolore aux 38 sélections, qui croise le fer chaque week-end depuis six ans avec les attaquants de Premier League. Un pedigree de gars qui sait ce qu’il dit. Technique, vitesse d’exécution, placement, efficacité : Fekir (23 ans) et Messi (29 ans) partagent bien certaines caractéristiques. Même si le Français est à des années-lumière de l'Argentin. 

La technique

« Nabil, c’est quelqu’un qui a d’énormes qualités techniques, souligne Koscielny. Il me fait penser un peu à Messi avec ses petits pas d’ajustement dans sa conduite de balle. C’est quelqu’un qui est capable de créer la différence sur le terrain en un contre un, ou de pouvoir délivrer des passes décisives. » Conseiller spécial du président de l’OL Jean-Michel Aulas, Bernard Lacombe évoquait il y a deux ans au sujet d’un Fekir alors en pleine explosion, « ce truc particulier des gauchers ».

La vitesse d’exécution

Quasi chaque semaine depuis une décennie, Lionel Messi régale le monde de ses exploits. Il est celui qui enchaine le plus vite les changements de direction dans les petits espaces, le ballon toujours collé au pied, capable de déclencher sa frappe en une fraction de seconde. Dans ce registre, Nabil Fekir n’est pas mal non plus. La description faite par Gregory Coupet d’un but du Lyonnais face à Caen la saison dernière, illustre bien cette capacité. « Celui-là est exceptionnel de dextérité et de vitesse d’exécution. La feinte de frappe et le crochet, aller si vite pour faire poteau rentrant, avec deux défenseurs dans un petit espace... s’étonnait Coupet dans les colonnes de L’Equipe. C’est du Messi dans le texte, il faut le ralenti pour comprendre parce qu’à vitesse réelle, tu te demandes où est le ballon et il est dans le but. » 

Le placement

Exilé sur les côtés lors de son retour dans l’équipe lyonnaise en fin de saison de dernière, Fekir n’avait pas convaincu. Replacé dans un rôle plus axial en ce début de saison, l’attaquant, pèse à nouveau. A l’instar d’un Leo Messi qui aime prendre de la vitesse en se décentrant légèrement, de préférence côté droit, le Lyonnais étend son influence lorsqu’il se déplace sur tout le front de l’attaque.

L'efficacité

Attaquants protéiformes naturellement attirés par le but, Messi et Fekir partagent cette capacité de scorer mais aussi de distribuer à grande fréquence. Après 500 matches avec le Barça en décembre dernier, l’Argentin affichait un total de 425 buts pour 159 passes décisives. Les chiffres sont évidemment beaucoup plus modestes pour l’international tricolore, qui ne compte qu’une seule saison complète au plus haut niveau, en 2014-2015. Cette année-là, Fekir avait inscrit 13 buts et distribué 9 passes en 34 matches de Ligue 1. Dimanche, il a débloqué le derby face à Saint-Etienne d’une accélération côté droit suivie d’un centre puissant sur lequel même un grand Ruffier n’a pu intervenir.

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S.R