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Homophobie: "étonnée", Maracineanu réplique à Le Graët

Roxana Maracineanu, la ministre des Sports, répond au président de la FFF Noël Le Graët dans un message sur Facebook. La veille, il avait critiqué la hausse des matchs interrompus pour lutter contre les injures homophobes dans les tribunes.

La ministre des Sports Roxana Maracineanu s'est dite samedi "étonnée" par les propos de Noël Le Graët qui visent à la "décrédibiliser", après les critiques de patron du foot français sur la hausse des matchs interrompus pour lutter contre les injures homophobes dans les tribunes.

"S'agissant des interruptions de matchs, je rappelle que les arbitres sont sous la responsabilité de la FFF (Fédération française de football, NDLR) donc de Monsieur Le Graët, et que je ne préside pas la commission disciplinaire de la LFP (Ligue de football professionnel, NDLR). Chacun doit assumer ses responsabilités!", a indiqué la ministre des Sports dans un message sur les réseaux sociaux.

Dans un entretien accordé vendredi à Ouest-France, le président de la FFF Noël Le Graët a estimé "qu'on arrête trop de matchs! Cela fait plaisir à certains ministres, mais moi, ça me gêne". 

"Le football ne peut pas être pris en otage pour des propos vulgaires. Ce n'est pas le foot, mais la société en général qui doit y réfléchir", a-t-il ajouté.

"Mettons-nous au travail ensemble"

"Décrédibiliser ma parole ou celle d'autres membres du gouvernement ne sert en rien le monde du football. Mettons-nous au travail ensemble pour trouver des solutions", a rétorqué Roxana Maracineanu.

Depuis le début de la saison, plusieurs rencontres ont été brièvement interrompues en L1 et L2 pour faire cesser des chants homophobes lancés des tribunes ou le déploiement de banderoles injurieuses. Une fermeté réclamée et vivement saluée par la ministre des Sports, sa collègue chargée de la lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, et par les associations de lutte contre l'homophobie.

"Je considère que tous les acteurs du sport, dans le football et ailleurs, doivent s'engager sans équivoque dans cette démarche qui nécessite peut-être de la pédagogie, sans doute des sanctions, mais sûrement un dialogue constructif entre tous. Par respect. Parce que la valeur cardinale du sport, c'est la tolérance", a estimé la ministre des Sports.

Elle a invité la FFF à "apporter des contributions constructives et concrètes sur cette question" lors des prochaines réunions de l'Instance nationale du supportérisme, auxquelles sont également conviés Marlène Schiappa, et Laurent Nuñez, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur.

la rédaction avec l'AFP