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"Il n'y avait pas un bruit", les coulisses du dernier entraînement de l'OL après les tensions

Notre correspondant RMC Sport Edward Jay a senti un net changement dans la concentration des joueurs lyonnais à l'entraînement. Après seulement deux journées de Ligue 1, l'OL n'a pris qu'un point en championnat et s'est attiré les foudres de ses supporters.

L'OL est attendu au tournant ce week-end. Dimanche, contre Clermont (3e journée de Ligue 1, 13h), les Rhodaniens sont dans l'obligation de réagir après un début de saison plus que compliqué, marqué par un match nul à domicile contre le Stade Brestois (1-1) et une claque reçue sur la pelouse du SCO d'Angers, dimanche dernier (3-0).

Tout au long de la semaine, les mots utilisés par le coach lyonnais Peter Bosz ont été durs. Et, d'après le correspondant de RMC Sport dans le Rhône, Edward Jay, le technicien néerlandais a été entendu par ses joueurs.

"Peter Bosz en conférence de presse, c’est un régal. C’est du cash, il ne fuit pas les responsabilités. Je peux vous dire que l’entraînement de mercredi a été intense. On a vu 20 minutes d’échauffement, et là où certains s’amusaient à jouer avec les caméras, à faire des petits gri-gri ou souriaient, il n’y avait cette fois pas un bruit", a détaillé notre correspondant sur RMC ce vendredi.

"Des messages sont passés"

Selon Edward Jay, le visage et les discours de certains joueurs ne mentent pas. "Des messages sont passés. On a vu des mines, comme celle de Rayan Cherki ou d’Houssem Aouar, vraiment concentrées. (...) Avec Damien Da Silva, en conférence de presse, on a entendu dans ses mots de la combativité, de la soif de gagner et de l'énergie", conclut notre correspondant.

Les jours qui ont suivi la débâcle angevine ont été plus qu'animés pour l'OL. Juste après la défaite dans le Maine-et-Loire, Peter Bosz avait durement taclé ses joueurs. "Nous n'avons pas vu vraiment une équipe qui veut gagner, ça me dérange. On peut parler de la défense, ou de performances individuelles. Mais le football commence avec la mentalité de vouloir gagner un match", s'était-il emporté.

Si la mise à l'écart de Marcelo pour mauvais comportement dans le vestiaire avait déjà été un premier signe de son intransigeance sur la question de l'état d'esprit, Peter Bosz en a remis une couche ce vendredi en conférence de presse en faisant savoir qu'il était d'accord avec une banderole hostile déployée par les supporters au centre d'entraînement. "Je n'ai pas vu mais on m'a dit. Je suis tout à fait d'accord avec cela. Absolument. Changer les mentalités n'est pas facile. Je crois que les joueurs savent travailler et aller jusqu'au bout. Quand tu es en forme, tout le monde peut le faire et la réponse sera sur le terrain contre Clermont. C'est notre métier". Il a visiblement été entendu.

FG et EJ