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Incidents Lens-Lille: le président lensois charge les supporters lillois, seuls responsables des violences selon lui

Invité de BFM Business, Joseph Oughourlian, président du RC Lens, estime que les violences observées lors de Lens-Lille sont exclusivement venues du parcage lillois.

Le président du RC Lens hausse le ton. Alors que le club nordiste a été condamné à deux matchs de huis clos à titre conservatoire, Joseph Oughourlian n'a pas apprécié cette mauvaise publicité. "Il y a un certain nombre d'individus qui n'ont pas leur place dans un stade de football. Il faut les identifier et il faut les sortir des stades. Cela fait un an que notre stade était vide à cause du Covid. On retrouve cette ambiance chaleureuse, familiale, qui est notre ambiance. On est très ferme au club concernant les envahissements de terrain. Un terrain, c'est sacré et un supporter ne peut pas entrer sur un terrain de football", a expliqué le président du RC Lens sur BFM Business.

Alors que les incidents se multiplient depuis le début de la saison, Joseph Oughourlian estime que ce qu'il s'est passé à Lens le week-end dernier n'est pas à mettre sur le plan des autres évènements. "On ne peut pas comparer les incidents qu’il y a eu à Nice ou hier soir à Angers avec ce qu’il s’est passé à Lens le week-end dernier. C’est juste deux mondes complètement différents. Nos supporters sont entrés sur le terrain car ils ont vu la tribune familiale qui était attaquée par des blacks blocks et des gens sortis de je ne sais où qui étaient dans le parcage lillois. Ils ont eu une première réaction qui est la réaction de supporters dans un club familial d’aller défendre. La police a repris le dessus, les choses sont rentrées dans la normale. En quatre minutes, c’était réglé.

Toutes les violences qu’on a eues viennent du parcage lillois. Toutes. Et c’est nous, club, qui avons été sanctionnés.

Il y a une centaine de personnes (supporters de Lens) qui rentrent sur le terrain à un moment donné et qui reviennent très rapidement dans les tribunes. Il n’y a pas de violence de ce côté-là. A aucun moment, il n’y a de problème avec l’intégrité des joueurs, des arbitres. La partie violente vient du parcage lillois et exclusivement du parcage lillois."

Le RC Lens veut des sanctions individuelles

Si les sanctions définitives de la LFP seront prononcées le 6 octobre, le président lensois n'accepte pas que l'ensemble des supporters paient pour ces actes. "On va identifier les gens qui sont entrés sur le terrain et on prendra des sanctions exemplaires. Les gens les plus violents seront radiés des stades. On fait notre boulot d'organisateur de spectacle privé. Maintenant, il y a une partie qui revient à l'ordre public. En France, c'est l'organisateur du spectacle privé qui trinque pour des problèmes d'ordre public. On souhaite que justice soit faite et que des sanctions soient prises. On veut que ces sanctions soient abandonnées pour des sanctions plus individuelles. Il ne faut pas que les 35 000 personnes présentes à Bollaert souffrent à cause de ces gens-là ."

En attendant le 6 octobre, les Lillois ont pris acte de leur côté des sanctions infligées par la LFP, qui a décidé de fermer le parcage des Dogues à l'extérieur. Lors du derby, six personnes ont été légèrement blessées et quatre personnes ont été interpellées. Des ultras lensois étaient descendus sur la pelouse de Bollaert pour en découdre avec leurs homologues lillois, alors que des projectiles avaient été lancés.

AS avec BFM Business et Anthony Rech