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Incidents OL-OM: le coup de gueule surprise de Marseille, qui menace de ne pas accepter les décisions

Comme révélé par RMC Sport, la commission de discipline de la LFP, qui se penche ce mercredi sur les incidents du match OL-OM, n'a pas jugé bon de convier les dirigeants marseillais. Ce qui a poussé Jacques Cardoze, le directeur de la communication du club phocéen, à s'en prendre à la Ligue ce mercredi devant les journalistes lors d'une intervention surprise.

C’est un coup de gueule surprise. Alors que la commission de discipline de la Ligue de football professionnel est réunie depuis ce mercredi après-midi à Paris, afin d’étudier les sanctions à infliger à l’OL après les incidents survenus le 21 novembre lors du choc face à l’OM, Jacques Cardoze a décidé de se présenter spontanément devant les journalistes, un peu après 18h.

Le directeur de la communication du club phocéen est arrivé de nulle part, hors de lui. Il a dénoncé les pratiques de la Ligue en pointant du doigt le fait que le club "victime" n’a pas été convié. "La LFP méprise Marseille. Le club ne prendra pas en compte les décisions de ce soir", a-t-il lancé.

"Une honte pour le foot français"

"Aucun dirigeant de l'OM n'a été invité à s'exprimer devant cette commission, nous n'avons reçu aucune convocation. Nous estimons que cette commission de discipline est aujourd'hui illégitime, qu'il s'agit d'une parodie de justice. Les faits dont on parle sont extrêmement graves, jamais un match n'avait été arrêté à la 4e minute de jeu. Et voilà que l'une des deux parties n'est même pas invitée à pouvoir s'exprimer et apporter la contradiction. Est-ce que vous connaissez une cour de justice dans le monde, civile ou sportive, qui convoque le responsable mais pas la victime, qui donne plus de poids à la parole du responsable qu'à celle de la victime ?", a-t-il insisté.

"Ce qui nous inquiète et nous motive, c'est que dans le rapport de synthèse, qui est arrivé en possession des Lyonnais vendredi dernier, et seulement hier après-midi (mardi) pour les Marseillais, on a fait disparaître beaucoup de choses curieusement. Par exemple, l'état de santé de Dimitri Payet est contenu en quatre petites lignes dans un rapport de 12 pages. Les Lyonnais ont cherché à minimiser les événements. On a le sentiment, à la lecture de ce rapport, qu'on a presque oublié qu'il y avait eu des errements et un problème de sécurité du côté des Lyonnais. On a minimisé l'état de santé de Dimitri Payet. Tout cela est une honte pour le football français ! Nous ne reconnaissons pas cette commission de discipline. Est-ce que vous savez que le président Longoria était aujourd'hui dans un hôtel à Paris en attendant qu'éventuellement la commission de discipline veuille bien le convoquer ? (...) J'étais avec lui il y a encore quelques minutes dans l'espoir que la parole de Marseille soit entendue. Voilà avec quel mépris cette commission a décidé de traiter le président du club le plus populaire de France. (...) Nous nous réservons le droit de ne pas reconnaître la décision qui sera rendue ce soir et de poursuivre, par quelque moyen que ce soit, et devant les tribunaux, la décision qui sera rendue. Il ne peut y avoir une justice pour Jean-Michel Aulas et une justice pour l'OM", a-t-il conclu.

>> Incidents OL-OM : les décisions en direct

Comme révélé par RMC Sport, la commission de discipline de la LFP n'a pas jugé bon de convier les dirigeants marseillais, contrairement à leurs homologues lyonnais. Via des vidéos, des rapports et des expertises, l’OM a défendu son point de vue, mais uniquement à travers un dossier qui a été remis en amont à la commission. Le fait de ne pas avoir été convoqué à Paris a créé quelques crispations et interrogations dans les rangs marseillais. Mais Cardoze, lui, est donc bien présent dans la capitale. Son coup de gueule est principalement lié à l’absence de Marseille à cette commission de discipline et au fait qu’il n’y ait pas de débat contradictoire.

L'OM estime que ses arguments ont été snobés

L’OM regrette déjà que les arguments défendus par le club phocéen ont été snobés ou pas suffisamment pris en compte. Dans l’éventualité où les décisions de la Ligue ne leur conviennent pas, les dirigeants marseillais pourraient donc se tourner vers deux recours possibles : le tribunal administratif et la cour d’appel de la FFF.

Pour rappel, le 21 novembre dernier, Dimitri Payet avait reçu une bouteille d'eau en pleine tête alors qu'il s'apprêtait à tirer un corner devant le virage occupé par des ultras lyonnais. Le match OL-OM, interrompu à 0-0 après seulement quatre minutes de jeu, n'avait jamais repris, au terme d'un imbroglio mêlant arbitre, clubs et représentants de l'Etat.

L'auteur du jet de projectile, interpellé, a été condamné par la justice à six mois de prison avec sursis en comparution immédiate. Les membres de la commission de discipline de la Ligue doivent eux juger la responsabilité de l’OL.

RR avec SG et FGe