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"L’activité arbitrage plaît", assure Turpin, qui regrette des efforts "brisés" par certains comportements

Chef de file de l'arbitrage français, Clément Turpin reconnaît que les hommes en noir ont un déficit d’image. Tout en assurant que l’arbitrage est une activité qui plaît aux jeunes, avant que ces derniers ne se heurtent à la réalité de comportements parfois inappropriés au bord des terrains.

Il est le chef de file de l’arbitrage français, en première ligne pour essuyer les critiques, comme celles à la suite du Classique PSG-OM (1-0) qu’il a dirigé, mais aussi pour défendre une activité qui plaît bien plus aux jeunes que ce que l’on peut imaginer. Présent aux Journée de l’arbitrage ce mardi, Clément Turpin a tenu à défendre une profession bien trop souvent décriée.

"On a un déficit d’image et ce genre de journée permet de montrer que l’arbitrage est une belle activité, a confié l’arbitre français, sélectionné pour officier à la Coupe du monde au Qatar (20 novembre-18 décembre). Paradoxalement, l’activité arbitrage plaît. Dans mon territoire, en Bourgogne Franche-Comté, mon activité professionnelle m’amène à aller au contact des jeunes footballeurs, donner des sifflets, des drapeaux… Ils veulent tous arbitrer, j’en ai même plus assez pour faire des joueurs !"

Turpin: "Les comportements au-delà de la main courante viennent briser le travail de formation et de sensibilisation"

"Après, il y a un décalage entre cette découverte de pratique qui est extrêmement sympa de leur point de vue et la réalité d’un vrai match de foot, avec les enjeux sportifs et où, malheureusement, les comportements au-delà de la main courante viennent briser le travail de formation et de sensibilisation qu’on fait, a poursuivi Turpin. Le défi, c’est celui-ci: comment arriver à faire en sorte que l’environnement soit plus respectueux avec les arbitres, parce que l'activité en elle-même donne envie. On peut comprendre les coups de chaud sur le terrain. C’est du sport, des émotions… Mais quand on entend des choses au-delà de la main courante qui n’ont pas lieu d’être sur un terrain, ça casse les efforts de recrutement qu’on met en place."

Selon la Fédération française de football, 24.000 arbitres officient chaque semaine à travers tout l’Hexagone, de la Ligue 1 aux championnats départementaux. En 2016, la FFF a lancé un plan de professionnalisation qui a pour objectif de permettre à des arbitres centraux et assistants de se consacrer "presque à temps plein à l’arbitrage".

F.Ga avec Valentin Jamin