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Lens-PSG: au ralenti depuis plusieurs mois, Draxler se doit de briller

Les nombreuses absences côté parisien devraient permettre à Julian Draxler de débuter ce jeudi soir à Lens (21h), en match en retard de la deuxième journée de Ligue 1. Une occasion de se montrer presque inespérée pour l’international allemand, qui a enchaîné les sorties quelconques la saison dernière.

Keylor Navas, Marquinhos, Leandro Paredes, Angel Di Maria, Neymar, Mauro Icardi et Kylian Mbappé. Presque une équipe au complet. Récemment testés positifs au coronavirus, ces sept joueurs manqueront le déplacement du PSG ce jeudi soir à Lens (21h), pour le compte de la deuxième journée de Ligue 1. Pour le grand retour à la compétition des Parisiens, dix-huit jours après la défaite face au Bayern (1-0) en finale de la Ligue des champions, Thomas Tuchel va donc devoir innover, en particulier pour constituer sa ligne d’attaque. Même s’il est revenu blessé de sélection, Arnaud Kalimuendo (18 ans) a participé normalement à la dernière séance d’entraînement et a de fortes chances de débuter dans l’axe. Avec Pablo Sarabia à sa droite et Julian Draxler côté gauche.

L’occasion de se montrer pour ce dernier, plus titulaire depuis une rencontre de championnat à Amiens le 15 février (4-4). Ce jour-là, l’Allemand avait fait su faire parler sa technique par instants, mais avait surtout enchaîné les pertes de balle et s’était montré bien trop bouillon à la construction. Comme à chacune de ses sorties depuis quelques mois. Pas aidé par une blessure à la voûte plantaire qui l’a tenu éloigné des terrains entre août et octobre, Draxler a vécu une saison 2019-2020 pour le moins compliquée. Incapable de retrouver son meilleur niveau, celui qui lui avait permis de se révéler à Schalke et qu’il avait affiché par intermittence à ses débuts sous le maillot parisien il y a trois ans, le droitier a déçu. S’il peut se targuer d’avoir distillé sept passes décisives en 22 apparitions, toutes compétitions confondues, il n’a pas inscrit le moindre but et a surtout donné l’impression de perdre le fil.

Il n'est pas pressé de quitter Paris

Avec un manque d’initiative évident sur le terrain, trop peu de prises de risque et une faculté à ralentir le jeu qu’il soit aligné comme relayeur, numéro dix ou dans un couloir. "Le souci avec certains joueurs du PSG, c’est que pour les attirer, il a fallu donner plus d’argent. Draxler est dans ce cas-là. Il avait une bonne réputation à Wolfsburg. Paris a mis l’argent pour le transfert (environ 36 millions d’euros) et pour ce qu’il touche tous les mois. Et après trois ans, on peut être déçu de l’apport de Draxler. Son temps de jeu a été réduit cette année. Il marque très peu alors que c’est un joueur de qualité. C’est une déception. Que le club veuille s’en séparer me paraît logique. Qu’il soit attaché à son contrat, ça me dérange. C’est encore un jeune joueur (26 ans), il doit avoir la passion du foot. Même s’il va ailleurs, il gagnera bien sa vie. Il n’est pas fait pour ce PSG, je suis déçu de son attitude", pointait en juin dernier notre consultant Jérôme Rothen.

Régulièrement cité parmi les joueurs dont le PSG chercherait à se séparer pour renflouer ses caisses, Draxler souhaite rester dans la capitale, comme indiqué par RMC Sport. Promu en Premier League, Leeds s’est notamment penché sur son cas, mais le principal intéressé ne s’est jusqu’à présent pas montré réceptif. A un an de la fin de contrat, il n’est pas pressé de quitter un club et une ville où il s’est construit de solides attaches depuis son arrivée en 2017. Un départ lui permettrait pourtant de se relancer et serait vu d’un bon œil par son sélectionneur. "Il est à un âge où il doit jouer régulièrement. Cela l'aiderait probablement de manière décisive", a martelé Joachim Löw la semaine dernière en conférence de presse.

Il a eu sa chance en Ligue des champions

Avec un salaire annuel estimé à sept millions d’euros bruts, Draxler peut se sentir dans un certain confort à Paris, où il n’a pas toujours été cet élément au jeu trop frileux. Plutôt convaincu à ses débuts et bien intégré dans le vestiaire, il a vu son temps de jeu logiquement baisser avec les signatures de Neymar et Kylian Mbappé à l’été 2017, mais était encore considéré comme un joker important lors de la saison 2018-2019. Il avait alors disputé 46 matchs, avec cinq buts et douze passes décisives au compteur. Ce rôle semble aujourd’hui être celui de Pablo Sarabia, un coéquipier modèle capable d'évoluer à plusieurs postes et de débloquer une situation. Malgré la nouvelle règle des cinq changements, Draxler n’est lui même pas entré lors des dernières finales de Coupe de France et Coupe de la Ligue.

Mais comme il l’a rappelé à l’occasion du Final 8 de la Ligue des champions, Tuchel semble toujours compter sur lui. Avec l'espoir de le voir enfin confirmer les promesses aperçues à Schalke et Wolfsburg. Contre l’Atalanta en quarts (2-1), Draxler avait été le deuxième Parisien à sortir du banc après Mbappé. Au tour suivant, face à Leipzig (3-0), c’est lui qui était entré en premier. Et en finale, seul Verratti l’avait devancé. Cette fois, l’hécatombe de forfaits devrait lui permettre de retrouver une place dans le onze de départ. A lui d’en profiter à Bollaert et de montrer sa meilleure version. En mettant par exemple fin à deux ans sans marquer en championnat.

RR