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Lens-PSG: avant l'OM, ce qu'il faut retenir de la défaite parisienne d'entrée

Le RC Lens s'est imposé 1-0 à domicile contre un PSG très amoindri, ce jeudi soir en match en retard de la deuxième journée de la Ligue 1. Le champion qui tombe d'entrée, à trois jours du classique contre l'OM.

Retour gagnant pour le RC Lens à Bollaert. Débuts manqués pour le PSG. Privé de plusieurs de ses cadres, le club de la capitale s'est incliné 1-0 ce jeudi soir, en match en retard de la deuxième journée de Ligue 1. Il s'agissait de la première sortie du champion de France depuis sa finale de Ligue des champions perdue à Lisbonne. Les Lensois, battus à Nice au premier match, ont arraché leur succès grâce à leur recrue phare Ignatius Ganago (57e).

Le onze titulaire étonnant du PSG

Sans ses sept éléments positifs au Covid-19 (Navas, Marquinhos, Paredes, Di Maria, Neymar, Mbappé, Icardi), le Paris Saint-Germain a donc démarré avec un 4-3-3 inédit. Sergio Rico non qualifié pour cette rencontre, le jeune gardien polonais Marcin Bulka a connu sa deuxième titularisation, après celle de l'an dernier contre Metz.

En défense, Thilo Kehrer a joué dans l'axe avec Presnel Kimpembe, Layvin Kurzawa s'est retrouvé à droite. Devant, Pablo Sarabia était le seul cadre. Kays Ruiz, à gauche, et Arnaud Kalimuendo, devant, tous deux issus du centre de formation, ont fait leurs débuts professionnels.

Ganago n'a pas laissé passer sa chance deux fois

On a longtemps cru que le Racing Club de Lens, largement dominé (75% de possession par moments) sans pour autant être constamment en danger, avait manqué le coche. Car à la 17e minute, grâce à un très bonne remise en jeu du gardien, Ignatius Ganago n'avait réussi qu'à trouver le poteau dans son duel avec Marcin Bulka. Mais l'ancien attaquant niçois a su saisir sa chance, qu'il a provoquée en interceptant une très mauvaise relance du gardien parisien pour Marco Verratti. Il n'en fallait pas plus pour lui permettre de marquer son premier but sous ses nouvelles couleurs (57e).

Les titis Ruiz et Kalimuendo ont fait bonne impression

Lancés dans le grand bain, les deux titis parisiens n'ont pas à rougir de leur prestation. Positionné sur l'aile gauche, bien qu'étant plutôt un milieu relayeur, Kays Ruiz a apporté une fraîcheur bienvenue, avec sa finesse technique, déplacements très intéressants et une volonté flagrante de créer. Il s'est montré nettement moins timide qu'au cours des matchs de préparation, au point de tenter sa chance de loin en première période (22e).

Quant à Arnaud Kalimuendo, c'est sa capacité à se rendre disponible en appui et à participer aux phases de possession qu'il faut tout particulièrement relever.

Les Parisiens n'étaient pas au niveau

Sans être parfaites, les prestations de Kays Ruiz et Arnaud Kalimuendo ont malgré tout été satisfaisantes pour des novices. Surtout au vu des copies très pâles rendues par leurs partenaires expérimentés, à l'image de celles de Pablo Sarabia et d'Idrissa Gueye. Globalement, le collectif du Paris Saint-Germain n'a pas été à la hauteur. Il a certes dominé l'équipe promue, mais n'a jamais vraiment montré qu'elle pouvait faire la différence. "On n'a pas trouvé d'espaces", a commenté Pablo Sarabia après la rencontre. 

La faute, sans doute à un déficit de condition physique, mais aussi à un déficit de valeur ajoutée. Marco Verratti a semblé surnager, avant d'être en partie responsable (mais pas coupable) de l'erreur de Marcin Bulka. Autant d'éléments qui devraient gonfler les espoirs de l'Olympique de Marseille pour le choc de dimanche soir.

JA