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Lens-PSG : Cavani, le mauvais coup de fusil

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Si le PSG a dominé Lens ce vendredi soir en match d’ouverture de la 10e journée de Ligue 1 (3-1), on n’oubliera pas l’expulsion d’Edinson Cavani, puni notamment pour avoir fêté son 4e but de la saison de son fameux… coup de fusil.

Et dire qu’il avait vaincu la malédiction. Après quatre tentatives infructueuses face au gardien lensois Rudy Riou, la 5e avait été la bonne. Sur un penalty qu’il avait lui-même provoqué en exagérant, au métier, la poussette de Jean-Philippe Gbamin, Edinson Cavani avait enfin réussi à marquer son 4e but de la saison, le premier depuis près d’un mois (depuis le nul entre le PSG et l’OL, 1-1, ndlr). La délivrance pour celui qui était dans l’œil du cyclone, notamment depuis l’absence de Zlatan Ibrahimovic.

Difficile, dans ces conditions donc, de lui reprocher de fêter ce but. Fidèle à ses habitudes depuis la reprise, l’Uruguayen a donc mimé, genou à terre, le geste du chasseur... vers les supporters lensois. Pas de chance, l’arbitre Nicolas Rainville, a alors interprété cette gestuelle habituelle comme une provocation. Carton jaune. « Mais il le fait toujours quand il marque, souffle Luis Fernandez. L’arbitre a un peu gâché la fête. »

Quiniou : " Ce carton rouge ne s'imposait pas "

Une fête un peu plus gâchée lorsque Nicolas Rainville ressort son carton jaune, puis le rouge en direction de Cavani, qui, abasourdi par son 1er avertissement, rattrape l’arbitre de la rencontre par le bras. « L’arbitre a considéré qu’il chambrait mais ce n’est pas le cas, juge l’ancien arbitre international Joël Quiniou. Après, c’est vrai qu’il a porté sa main sur l’avant-bras de l’arbitre mais ce n’était pas du tout pour contester sa décision mais plus pour lui dire : « Mais attendez, c’est ce que je fais habituellement. Ce carton rouge ne s’imposait pas. Il n’y a pas d’agressivité. Il ne chambre pas. »

Ce carton rouge, synonyme de suspension automatique pour le match contre Bordeaux, dans une semaine au Parc des Princes, place Laurent Blanc dans une situation plus que délicate, alors que son équipe, grâce à son succès de la soirée, revient provisoirement à quatre longueurs de l’OM (3-1). Avec Zlatan et Lavezzi blessés, le coach parisien n’a plus que Jean-Christophe Bahebeck sous le coude pour évoluer en pointe. Dur, dur d’être champion…

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