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LFP: une réunion mardi avec l'État pour le sauvetage du foot français

Après avoir publié un communiqué pour réclamer en "urgence" la tenue d'une réunion, afin de trouver des solutions pour venir en aide au football professionnel, la LFP a obtenu une rencontre avec le ministère des Sports et celui de l'Économie. L'échange est prévu mardi matin.

Comme annoncé vendredi par Le Parisien, la réunion avec l'État réclamée par la Ligue de football professionnel (LFP) a bien été fixée mardi prochain à 11 heures. Le président Vincent Labrune sera accompagné de plusieurs dirigeants de club: Jean-Michel Aulas (Olympique Lyonnais), Loïc Féry (FC Lorient), Laurent Nicollin (Montpellier HSC) et Pierre-Olivier Murat (Rodez AF). Ils rencontreront Jean-Michel Blanquer (ministre des Sports), Roxana Maracineanu (secrétaire d'État aux Sports) et Bruno Le Maire (ministre de l'Économie) ou Alain Griset (ministre délégué chargé des PME).

Parmi les requêtes que pourrait faire le football français, figure une révision à la baisse, voire une suppression, de la "taxe Buffet". Celle-ci finance le football amateur, en prélevant 5% des droits audiovisuels du sport professionnel. Mais selon une source gouvernementale, cette hypothèse n'a "quasiment aucune chance d'aboutir vu la situation du foot amateur".

Plombé comme beaucoup d'autres secteurs par la récession liée à l'épidémie de coronavirus, mais encore plus en difficulté à cause de la crise des droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2, le football français professionnel a appelé à l'aide le gouvernement. Dans un communiqué diffusé mardi, la LFP a plaidé pour la construction d'un "plan de soutien d'urgence".

La LFP estime que "les mesures déjà prises par le gouvernement pour la saison en cours (...) en novembre dernier se révèlent malheureusement insuffisantes ou inadaptées pour poursuivre l'activité de la filière". D'autant que les revenus attendus pour les droits TV de cette saison ont chuté de 1,3 milliard d'euros à 759,1 millions.

Avant cela, plusieurs dirigeants de clubs avaient déjà appelé l'État à la rescousse. Outre le potentiel effort sur la taxe Buffet, certains avaient évoqué des exonérations de cotisations sociales, voire même, à plus long terme, une évolution de la loi Evin sur l'alcool dans les stades, pour pallier l'évaporation des revenus de billeterie et d'hospitalités provoquée par la fermeture des enceintes sportives.

JA avec LB et AP