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Ligue 1: battu par Lens au Vélodrome, l'OM s'enfonce dans la crise

Incapable de mettre le moindre rythme et de réagir une fois mené sur sa pelouse, l'OM a été dominé par le RC Lens (1-0) ce mercredi, en match en retard de la neuvième journée de Ligue 1. Les Marseillais sont en perdition.

Ils étaient au bord du gouffre. Ils sont désormais en plein dedans. Défaits ce mercredi par le RC Lens (1-0) en match en retard de la neuvième journée de Ligue 1, les Marseillais s’enfoncent dans une crise qui semblait inévitable au vu de leurs performances ces dernières semaines.

Il y avait pourtant eu un sursaut contre Montpellier au début du mois (3-1). Mais depuis l’OM est retombé dans ses travers, incapable de se révolter, incapable d’afficher cette envie tant réclamée – à juste titre – par les supporters. Au classement, le club reste scotché à la sixième place, avec toujours huit points de retard sur le podium et plus qu’une unité d’avance sur son adversaire du jour.

Seulement quatre tirs tentés pour l'OM

"Vous êtes dégueulasses". C’est par ces trois mots affichés en grand dans le virage sud que les Marseillais ont été accueillis face aux Lensois. De l'autre côté du Vélodrome, un maillot bleu était encadré par un "Mouillez-le ou cassez-vous !" et un "Ne le donne pas, respecte-le". Des messages forts de la part des supporters marseillais, privés de stade en raison du huis-clos mais qui ont donc trouvé le moyen de faire passer de gros coups de gueule. Une preuve de plus du contexte très tendu qui règne actuellement à Marseille, déjà marqué ces derniers jours par les menaces de démission d'André Villas-Boas et les paroles fortes de Jacques-Henri Eyraud après la défaite concédée contre Nîmes (2-1) samedi dernier.

Obligés de réagir, les Olympiens ont cherché à s’accaparer tout de suite le ballon. Pour tenter de se rassurer, sans doute. Pour empêcher aussi les Lensois, qui restaient sur une série de trois matchs sans victoire, de prendre confiance. Résultat : une première période sans occasion franche, peu voire pas du tout de mouvement entre deux formations trop timorées et ayant un mal fou à se projeter vers l’avant. Beaucoup de déchet technique, aussi, comme sur ce contre mal négocié par Simon Banza, lancé dans le dos de la défense marseillaise mais parfaitement repris par Duje Caleta-Car (26e). De son côté, l’OM n'a absolument pas inquiété Jean-Louis Leca.

Banza décisif, Thauvin transparent

Contraints également de composer avec une nouvelle blessure, celle de Valentin Rongier, les locaux ont débuté la seconde période sur un rythme toujours aussi faible. Tout l’inverse des Nordistes, bien décidés à mettre davantage d’intensité. Seko Fofana a montré l’exemple avec deux tentatives coup sur coup (49e, 51e). Puis Banza a obligé Steve Mandanda à capter en deux temps une lourde frappe à ras de terre (59e). Dominateurs et de plus en plus tranchants, les hommes de Franck Haise ont logiquement été récompensés à l’heure de jeu. A la retombée d’un centre de Massadio Haïdara, Banza a devancé Caleta-Car et Yuto Nagatomo pour décocher une belle tête au premier poteau et ainsi ouvrir le score (60e). Le troisième but cette saison de l’attaquant de 24 ans.

Dos au mur, Villas-Boas a réagi avec trois changements en sortant Dario Benedetto, Florian Thauvin et Pape Gueye pour lancer Dimitri Payet, Lucas Perrin et Nemanja Radonjic. Les deux premiers auront encore été particulièrement décevants. Leurs remplaçants n’auront pas apporté beaucoup plus. La tentative de réaction marseillaise n’a pas duré longtemps. Pas de créativité, pas d’imagination, pas d’actions construites… il a manqué à peu près tout à cette équipe pour espérer égaliser. Marseille n'aura tenté que quatre tirs, son plus faible total lors d’un match de Ligue 1 à domicile depuis qu'Opta analyse la compétition (2006/07). Lens aurait même dû l'emporter 2-0 sans un gros raté d'Arnaud Kalimuendo (90e+1). Pas de quoi gâcher la joie lensoise, alors que l'OM est bel et bien en perdition.

RR