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Ligue 1: encore une défaite pour l'OM, renversé par Monaco et en pleine crise

Rien ne va plus à l'OM, encore battu ce samedi soir lors de la 21e journée de Ligue 1. Malgré l'ouverture du score de Nemanja Radonjic, les Marseillais se sont inclinés sur la pelouse de Monaco (3-1), qui a fait la différence en seconde période et qui revient à un point du podium.

L’OM continue de s’enfoncer. Dans une situation très compliquée depuis quelques semaines, aussi bien sur le terrain qu’en interne, entre les menaces de démission d’André Villas-Boas et les ultimatums posés par Jacques-Henri Eyraud, les Marseillais n’en finissent plus de décevoir. Battus ce samedi par Monaco (3-1), à l’occasion de la 21e journée de Ligue 1, ils sont sur une série de trois défaites en championnat et restent à la sixième place, à huit points du podium. Loin de la bataille pour la Ligue des champions.

Le club du Rocher réalise de son côté une excellente opération avec ce quatrième succès d’affilée qui lui permet de revenir à une longueur de l’OL (3e), qui se rendra dimanche à Saint-Etienne (21h).

Et pourtant, l'OM a mené

Un tir cadré en première période, un but. Disposé dans un 4-2-3-1 avec Leonardo Balerdi devant la défense en l’absence de Boubacar Kamara, l’OM a bien démarré en se montrant compact, rigoureux et archi-réaliste.

Sur une longue transversale de Duje Caleta-Car, Nemanja Radonjic a fait parler sa pointe de vitesse en partant dans le dos de la défense monégasque, en résistant au retour de Guillermo Maripan, qui a tenté de le retenir par le maillot, avant de tromper Benjamin Lecomte dans la surface (12e). Le deuxième but cette saison de l’international serbe, une nouvelle fois préféré au coup d’envoi à Dimitri Payet. Au lieu d'insister après avoir ouvert le score, Marseille a commencé à reculer. De plus en plus.

L'entrée décisive de Golovin

Dos au mur, les Monégasques ont élevé leur niveau, avec un bloc positionné plus haut pour gêner les premières relances adverses et asseoir leur domination territoriale. Il leur a toutefois manqué un peu de créativité et de justesse dans le dernier geste pour espérer égaliser avant la pause. Steve Mandanda s’est détendu sur des tentatives de Sofiane Diop (28e) et Kevin Volland (39e), et Wissam Ben Yedder a surgi trop tard pour reprendre un centre de Ruben Aguilar (41e). Niko Kovac alors a eu la bonne idée de sortir Ruben Aguilar, titularisé à un poste inhabituel pour lui de milieu droit, pour lancer Aleksandr Golovin dès le début de la seconde période. Il n’a fallu que deux minutes au Russe pour se montrer décisif.

Monaco bien meilleur en seconde période

Sur un corner frappé côté droit, il a trouvé la tête de Maripan, qui a envoyé le ballon hors de portée de Mandanda (48e). Le Chilien, de retour dans le onze de départ depuis un mois, en est désormais à trois buts inscrits sur ses quatre derniers matchs. Revigorés par cette égalisation, les Monégasques ont poussé pour tenter de prendre les devants face à des Marseillais dépassés dans les duels et incapables d’enchaîner les séquences de passes. Pendant un quart d’heure, les hommes d’André Villas-Boas ont grandement souffert. Mais Mandanda a eu la main ferme pour repousser une frappe de Ben Yedder (50e) et Aurélien Tchouaméni a manqué le cadre de la tête alors qu’il était idéalement placé aux six mètres (51e).

Milik lancé à l'heure de jeu

Les débats se sont à nouveau équilibrés à l’approche de la dernière demi-heure. Le moment choisi par AVB pour faire entrer Milik. Fraîchement arrivé en provenance du Napoli, le Polonais est entré à l'heure de jeu (à la place d'un Dario Benedetto transparent), juste avant Payet. Kovac a également donné du temps de jeu à sa nouvelle recrue, le Sénégalais Krépin Diatta. Mais c’est Golovin qui a encore brillé. Encore une fois sur corner. Avec cette fois Tchouaméni à la réception. L’ancien milieu des Girondins est arrivé lancé pour devancer Mandanda et donner l’avantage aux siens (75e). De quoi provoquer la colère des Marseillais, convaincus qu'il n'y avait pas corner sur cette action. Milik, lui, n'a pas vraiment eu l'occasion de s'illustrer.

Il a en revanche pu se rendre compte des difficultés de sa nouvelle équipe et de tout ce qu'il va devoir faire pour l'aider à relever la tête dans les prochaines semaines. Les Monégasques, eux, ont tué tout suspense dans le temps additionnel sur un coup franc direct (et un énorme missile) de Stevan Jovetic (90e+2), lui aussi entré en cours de jeu. Une preuve de plus du bon coaching de Kovac, à la tête d'une équipe qui semble avoir les armes pour monter sur le podium.

RR