RMC Sport

Ligue 1: Genesio veut inculquer "la culture de la gagne" à Rennes

Nommé entraîneur de Rennes début mars, Bruno Genesio assure avoir rejoint un "top club" auquel il veut redonner la culture de la gagne, un peu retrouvée avec la Coupe de France en 2019.

Il a trouvé une "ambiance lourde" au moment de découvrir son nouvel effectif. Près d’un mois après avoir été nommé entraîneur de Rennes en remplacement de Julien Stéphan, démissionnaire, Bruno Genesio a un peu redonné le sourire à son effectif, vainqueur de ses deux derniers matchs avant de se déplacer à Reims dimanche (15h, 31e journée de Ligue 1). Il fixe un cap ambitieux à ses joueurs, qui restaient sur une seule victoire lors de leurs neuf derniers matchs au moment de sa prise de fonction.

"Gagner et non rentrer sur le terrain pour faire un nul"

"J’ai envie d’inculquer cette volonté de jouer les matchs, quel que soit le match, quel que soit l’endroit, quelle que soit l’équipe pour gagner, explique-t-il dans une interview à Ouest-France. Gagner et non rentrer sur un terrain en se disant aujourd’hui, on joue PSG, si on fait match nul, c’est bien. Je pense que c’est quelque chose qu’on doit ancrer ici à l’équipe, dans le club. Je pense que ma vision un peu extérieure du club, c’est celle-ci."

"C’est un top club, mais peut-être qu’il nous manque un peu cette envie de gagner, cette culture de la gagne qui a été retrouvée dernièrement puisqu’il y a une Coupe de France qui a été gagnée, il y a une qualif en Ligue des champions, et ça, il faut encore l’augmenter, ajoute l’ancien technicien lyonnais. Cette exigence-là, c’est le sport de haut niveau, c’est la compétition. La compétition, c’est gagner et ça, ça se cultive, ça se travaille."

Passé par la Chine après son départ de Lyon en 2019, Genesio veut apporter un regard neuf et enthousiaste à un groupe profondément touché par sa crise de résultats de l'hiver.

"L’ambiance était triste. C’était global. Évidemment quand on a perdu huit matchs sur neuf, on ne peut pas être joyeux, mais j’ai trouvé que l’ambiance était lourde. On a la chance de faire un métier passion. On avait perdu cette notion de plaisir, les joueurs venaient faire leur travail. Or, je considère que jouer au foot, être entraîneur, ce n’est pas un travail. Il y a des sacrifices à faire, des choix, des contraintes mais c’est un plaisir avant tout. On a beaucoup travaillé sur la confiance et sur cette ambiance générale de plaisir."

Nicolas Couet Journaliste RMC Sport