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Ligue 1: Lens joue l'apaisement avant le PSG

A deux jours de la réception du PSG, Franck Haise et Jean-Louis Leca, entraîneur et gardien de Lens, n'ont pas entretenu la polémique après le report de la rencontre puis les absences de nombreuses stars parisiennes en raison du coronavirus.

Ne comptez pas sur eux pour jeter de l'huile sur le feu. Frank Haise et Jean-Louis Leca, entraîneur et gardien de Lens, ont joué à l'apaisement à deux jours de la réception du PSG en Ligue 1, jeudi (21h). Le report de la rencontre de la deuxième journée, d'abord prévue le 30 août, avait provoqué la colère des supporters lensois mais aussi du maire de la ville.

Celui-ci avait dénoncé les passe-droits accordés aux Parisiens, désireux de se reposer après leur finale perdue de Ligue des champions face au Bayern Munich (1-0). Pendant ce repos, six stars de l'effectif ont contracté le coronavirus à Ibiza. Lundi, Kylian Mbappé s'est ajouté à la liste. Résultat: pas de Mbappé, ni de Neymar, Di Maria, Paredes, Marquinhos, Icardi, ni de Navas pour les Sang et or les 5.000 supporters de Bollaert. 

"Pas de frustration", chez Franck Haise

La déception pouvait être grande. Pas pour les principaux concernés, qui ont fait preuve de compréhension et de fatalisme. "Je ne sais pas ce que les joueurs ont derrière la tête, a expliqué Franck Haise, qui avait donné son aval pour le report. On avait préparé ce match avec la vidéo depuis un moment avec certains joueurs (parisiens), on fignole au jour le jour. Il n'y a pas de frustration, je suis content de rependre le fil et de jouer face au PSG, finaliste de la Ligue des champions."

Même son de cloche pour Jean-Louis Leca, malgré trois semaines de coupure imposée par ce report depuis le premier match face à Nice. "Derrière Ronaldo et Messi, Mbappé et Neymar sont les deux meilleurs joueurs du monde, reconnaît-il. Il y a trois semaines, on aurait joué contre eux mais l'histoire est comme ça et on ne jouera pas contre eux."

"Ça peut arriver dans n'importe quel club"

L'ancien joueur de Bastia s'est aussi bien gardé de porter un jugement sur l'avalanche de cas positifs chez les Parisiens. "Ça peut arriver dans n'importe quel club, souligne-t-il en balayant l'idée d'un traitement de faveur pour les Parisiens. Au quotidien, un groupe vit à l'entraînement, ça se pousse, ça se chambre, ça joue aux cartes et ça peut très vite se refiler ce virus et c'est ce que vit Paris aujourd'hui."

Les nombreuses absences dans les rangs de Thomas Tuchel pourraient alors ouvrir une perspective inattendue de glaner un ou des points face à un adversaire a priori moins redoutable. Là encore, aucun optimisme béat ne se lit chez les Lensois. "Avec Bastia, quand on a battu Paris (4-2 en janvier 2015, ndlr), c'était avec Zlatan, Cavani et Verratti mais l'année d'avant, on en avait pris 3 ou 4 chez nous avec soi-disant l'équipe B, rappelle le gardien. Mais cette équipe B aujourd'hui peut être titulaire partout en France. Quand on voit ce que Paris a fait en Champions League, il ne faut pas seulement onze joueurs mais un groupe. Ce groupe fait partie des cinq ou six meilleurs du monde."

"Vous voulez que je vous dise qu'on est favori?, a interrogé Frank Haise. On n'est pas favori, c'est le PSG en face de nous. Il y aura peut-être des absents mais le favori, ce n'est pas Lens."

NC avec Jean Bommel