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Ligue 1: les entraîneurs favorables à une reprise sous conditions

Les entraîneurs de Ligue 1 affichent la volonté de reprendre le championnat sous réserve de l'adoption de précautions sanitaires.

Le discours officiel peut paraître différent mais les positions entre entraîneurs et joueurs ne sont finalement pas si éloignées au sujet de la reprise de la Ligue 1 et de la Ligue 2. S'ils ont créé un groupe WhatsApp pour évoquer les conditions d'un retour sur les terrains, les entraîneurs de Ligue 1 restent aussi méfiants.

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Aucune prise de risque

La position des entraîneurs est sensiblement la même que celle des joueurs, a appris RMC Sport au sujet des échanges au sein de l'Unecatef, syndicat des entraîneurs. L’immense majorité des coachs est prête à reprendre à condition que toutes les précautions sanitaires soient prises pour ne mettre personne en danger et qu’ils aient le feu vert des médecins pour la reprise des entraînements.

Tout dépendra de ce que décide le gouvernement dans son plan de déconfinement. Rien de nouveau donc après les prises de parole de Rudi Garcia, entraîneur de l'OL à l'origine de la création du groupe de discussion, et de Raymond Domenech, président de l'Unecatef, syndicat des entraîneurs. 

Garcia impose plusieurs conditions

Le message semble tout de même aussi diffus que la situation est floue. S'il souhaite reprendre (ce qui n'aurait pas toujours été le cas), Rudi Garcia espère le faire dans des conditions qui pourraient ne pas coller au calendrier souhaité par la Ligue (reprise le 17 juin, fin en juillet ou en août). "Après deux mois de confinement, jouer tous les trois jours, ce n'est pas envisageable, ce n'est pas raisonnable, avait déclaré l’OL. On va au-devant de blessures et de grosses fatigues. Ce qu'on vit en ce moment, c'est tout sauf des vacances."

Domenech veut reprendre

"Une fois que l’on aura un calendrier précis, il sera temps d’avancer, a déclaré Domenech lundi. La Ligue, comme nous, veut reprendre. Pour des raisons économiques qui sont tout à fait honorables. On est pas loin d’être d’accord." Il faudra ensuite convaincre les joueurs, dont certains opposés. Ils sont même une majorité selon leur syndicat, l'UNFP. 

LB