RMC Sport

Ligue 1: secoués par les supporters, l'OM et Payet répondent contre Nantes

Mis sous pression par leurs supporters après leur nouvelle défaite en Ligue des champions, les Marseillais ont bien réagi en dominant le FC Nantes (3-1) ce samedi, lors de la 12e journée de Ligue 1. Une victoire pleine de maîtrise, avec notamment le premier but de la saison de Benedetto, qui permet à l’OM de monter sur le podium.

Une réaction était attendue. Trois jours après être devenu la première équipe à enchaîner 13 défaites d’affilée en Ligue des champions et tiré un trait sur la qualification pour les huitièmes de finale, l’OM se savait sous pression à l’heure de recevoir le FC Nantes. Le départ des Marseillais du centre Robert Louis-Dreyfus a été très tendu avec des supporters venus exprimer leur mécontentement.

"Mouille le maillot ou casse toi", "Même si vous ne le méritez pas, nous on est là", "Eyraud, casse-toi", ont pu entendre Steve Mandanda et ses coéquipiers, qui ont été accueillis dans un Vélodrome à huis clos par des banderoles aux messages tous aussi explicites. Ils ont répondu par une victoire très convaincante 3-1 face aux Canaris.

Une première période à sens unique

Ce succès, le quatrième de suite en championnat, leur permet de monter provisoirement sur la troisième marche du podium, à trois points du leader parisien. Sans oublier qu'ils n'ont toujours pas joué leurs matchs reportés contre Lens et Nice. Une situation qui fait penser qu’il y a bien deux OM : celui qui enchaîne désillusion sur désillusion sur la scène européenne, et celui qui arrive à se reconcentrer pour à chaque fois relever la tête en Ligue 1. "C'est le pire pour nous, cette dynamique victoire-défaite", avait reconnu André Villas-Boas cette semaine en conférence de presse.

Face à Nantes, qui s’était imposé la saison dernière en terre marseillaise (3-1), le technicien portugais avait décidé de faire confiance à Dimitri Payet et Dario Benedetto, de retour dans le onze titulaire après avoir débuté sur le banc lors de la défaite contre Porto (0-2). Visiblement, il avait aussi demandé à son équipe d’attaquer fort en exerçant un pressing haut et en cherchant la profondeur.

Car c’est sur une ouverture de Valentin Rongier que Florian Thauvin a surpris la défense nantaise et ajusté Alban Lafont d’un lob parfaitement exécuté (2e). La première période a été à sens unique avec une succession d’occasions pour les locaux. Il a fallu un bon Lafont pour repousser les tentatives de Michaël Cuisance (7e), Benedetto (7e, 11e), Thauvin (13e) et Payet (22e). Mais le portier nantais a fini par craquer une seconde fois face aux vagues marseillaises.

Profitant d’une équipe du FCN apathique, Cuisance a échappé à la vigilance de Nicolas Pallois et signé une merveille de centre pour Payet, buteur pour la première fois face à son ancien club (35e). Christian Gourcuff a dû attendre la fin de la première période pour voir ses hommes enfin réagir avec une tête sur la barre transversale d’Abdoulaye Touré et un arrêt réflexe de Mandanda sur une reprise d’Imran Louza (41e).

Benedetto met fin à sa longue disette

Les locaux ont affiché autant d’envie et de détermination en seconde période, avec en plus des séquences de jeu très intéressantes. De quoi rassurer au moins un peu leurs supporters. Dans ce match pleinement maîtrisé, Benedetto a même retrouvé le sourire. Oui, l'attaquant argentin a retrouvé le chemin des filets. Après une faute de main de Jean-Charles Castelletto dans la surface, il a mis fin à sa très longue disette en transformant le penalty (59e). Son premier but de la saison, lui qui était muet depuis son triplé à Nîmes (3-2) le 28 février. Une délivrance fêtée par l'ancien joueur de Boca Juniors avec un hommage à Diego Maradona, décédé mercredi à 60 ans.

Seul bémol pour l'OM : vingt dernières minutes moins bien gérées. Cela a permis aux Nantais de relancer un peu le suspense sur une volée du gauche de Ludovic Blas déviée par Hiroki Sakai (73e). Pas de quoi toutefois faire oublier la première heure très cohérente des Marseillais et le naufrage collectif des Canaris, qui restent scotchés à la 14e place avec seulement cinq points d'avance sur la zone rouge.

RR