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Ligue 1: silence dans le vestiaire et grosse déprime à Bordeaux après la déroute à Lorient

Lourdement défaits à Lorient (4-1), les Girondins de Bordeaux sont en pleine crise. En conférence de presse, Jean-Louis Gasset et Benoit Costil sont apparus compètement abattus.

Les joueurs de Bordeaux avaient espoir que leurs performances sur le terrain viennent apporter du baume au coeur aux supporters, meurtris et en colère après le désengagement surprise de leur propriétaire, King Street. Il n'en a rien été: les Girondins ont sombré à Lorient (4-1), après une première période catastrophique, et plongé un peu plus dans la crise.

"J'avais dit que je voulais tout ramener au jeu, a soufflé Jean-Louis Gasset, l'entraineur de Bordeaux. Mais quand vous faites des fautes techniques comme ça, des fautes de marquage, c’est dur de gagner un match en Ligue 1. Je ne sais pas comment on peut faire une première mi-temps pareille. On a été catastrophiques à tous les niveaux: technique, concentration, défensivement. C’est dur."

"Le groupe est concerné"

Marqué par le résultat, Gasset semblait désespéré par l'"inquiétude" globale dans le vestiaire: "Jusqu’à maintenant, on avait le problème de joueurs qui étaient en fin de contrat et qu’on disait un peu moins concernés. Aujourd’hui, on a le problème d’un groupe qui est concerné, mais inquiet de ce qui est arrivé. J’avais demandé d’être positif dans les discussions, mais quand des nouvelles comme ça arrivent, on ne peut pas empêcher l'équipe de leur avenir, de leurs contrats, du personnel... Ça leur a surement mis la pression."

Pour autant, il a refusé de se montrer résigné, alors que la relégation n'a jamais semblé aussi proche et que l'équipe reste sur quatre revers de rang. "Tant qu’ il y a de la vie, il y a de l’espoir, il reste quatre matchs. On est sur une pente très savonneuse, mais il nous manque juste un petit truc pour trouver ce levier. Pour moi, ce n’est pas grave, je suis en fin de carrière, je suis venu là pour donner un coup de main à un club qui m’est cher. L’avenir, je ne m’en soucie pas. Mais il va falloir trouver les mots pour qu’on arrive à donner beaucoup plus et jouer en confiance."

Après le match, "le silence"

Benoit Costil, gardien des Girondins, est apparu après son coach en conférence de presse, visage fermé. "On s’est tués sur la totalité de la première mi-temps. Dans chaque détail, chaque compartiment du jeu, on a été défaillants: avec le ballon, sans le ballon, offensivement, défensivement, partout, a-t-il confié au sujet de la rencontre. Après le match, c’était le silence, vous imaginez bien. La solution, j’aimerais l’avoir mais je ne l’ai pas, donc je n'ai rien dit (à ses coéquipiers dans le vesitiaire)."

L'ancien capitaine est aussi revenu sur l'annonce du départ de King Street, sans se réfugier derrière cette excuse pour expliquer la déroute. "C’est difficile de mesurer l’impact que ça a eu, a déclaré l'ancien Rennais. Nous l'avons appris en arrivant à Lorient, avant le repas, et on ne s’y attendait pas. Je ne cherche pas de prétextes, car on a été fautifs sur le terrain, mais c’est quand même mieux de travailler dans un contexte favorable. Il va falloir faire avec jusqu’à la fin de la saison."

CP