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Ligue 1: Dijon relégué en Ligue 2, Nantes se relance, Bordeaux coule

Bordeaux s'est lourdement incliné à Lorient (4-1), alors que le FC Nantes, vainqueur à Strasbourg (2-1) se relance et prend la place de barragiste abandonnée par Nîmes, défait (1-2) par des Lensois, pourtant rapidement réduits à dix.

Rennes envoie Dijon en Ligue 2

Le Stade Rennais n’a pas perdu toute ambition de disputer une Coupe d’Europe la saison prochaine, loin s'en faut, après une raclée (5-1) infligée à Dijon, officiellement relégué en Ligue 2 au terme de cette 34e journée. Le DFCO avait absolument besoin d’une victoire pour maintenir un semblant de suspense tant la situation du club était précaire, mais ils n’y sont pas parvenus, malgré l’ouverture du score inattendue du revenant, Yassine Benzia (9e).

Le milieu offensif a encore marqué sur penalty, comme lors de la dernière journée face à Nice. Mais le Stade Rennais s’est rapidement remis la tête à l’endroit dans le sillage de son buteur en forme, Martin Terrier, auteur d’un doublé. Indispensable depuis que Bruno Genesio est arrivé, Terrier a frappé le premier pour le Stade Rennais (16e), avec Benjamin Bourigeaud à la baguette pour orchestrer le réveil des Bretons. Superbement décalé par Camavinga, il a donné l’avantage à son équipe avec son 9e but en Ligue 1 en seconde période (71e).

Sonné par ce retournement de situation, Dijon a pris un second coup de massue sur la tête avec le but de Flavien Tait (73e). Fébrile devant le but dans le premier acte, l’ancien angevin a mis les siens à l’abri sur l’engagement suivant le doublé de Martin Terrier. La suite a tourné à la correction, avec deux buts supplémentaires signés Nyamsi (82e) et Terrier (90e+2).

Récompensé de sa très large domination, longtemps desservie par un jeu stéréotypé, Rennes revient à un point seulement de l’OM au classement à l’issue de la 34e journée. La cinquième place occupée par Lens est à deux points. Tout reste donc possible à quatre journées de la fin du championnat.

Lens s’accroche à son rêve

Les Lensois ont du cœur, et des ressources mentales qui leur permettent ce week-end d’entrevoir l’Europe, moins d’un an après la montée du club dans l’élite. Face à des Crocos affamés, déterminés à sauver leur peau dans l’élite, les Lensois sont parvenus à prendre l’avantage. Mais l’exclusion du piston gauche Issiaga Sylla pour un geste très dangereux - une semelle au visage de Ripart - a constitué un premier tournant dont Nîmes allait profiter.

Car à dix contre onze, les Lensois n’auront pas tenu longtemps avant d’encaisser un penalty de Ferhat (51e) au retour des vestiaires. Mis sous pression par l’OM, victorieux à Reims (3-1) vendredi, les sang et or se devaient de l’emporter pour passer devant et s’accrocher à leur rêve de disputer une Coupe d’Europe la saison prochaine. Ce qu’ils sont parvenus à faire en infériorité numérique grâce à un but exceptionnel de Massadio Haïdara (76e).

Lorient résiste, Bordeaux s’enfonce

C’était écrit. Partis en stage en Bretagne pour préparer au mieux un déplacement très important sur la pelouse de Lorient, les Bordelais ont appris dans l’avion que l’actionnaire King Street se désengageait. C’est dans cette ambiance de crise administrative et sportive étouffante que les partenaires de Benoît Costil ont encore perdu, très largement (4-1) à Lorient. C’est une équipe à la dérive qui a logiquement coulé face aux Merlus en première période, sous les yeux de Frédéric Longuépée, avec quatre buts encaissés, dont un triplé (19e, 43e, 79e) de l’inévitable Moffi, déjà double buteur face à Marseille le week-end dernier.

En mal de confiance, les Bordelais ont souffert dans l’engagement face à des Lorientais qui s’étaient inclinés lors de leurs deux dernières rencontres en Ligue 1. Mais Lorient a décidé qu’il s’en sortirait par le jeu en cette fin de saison de tous les dangers. Et ce précieux succès qui ne souffre d’aucune contestation permet à Lorient de s’éloigner de la zone rouge avec désormais quatre points d’avance sur Nîmes, le barragiste. Quant à Bordeaux, c’est un monument de notre championnat qui se trouve au bord du précipice. Plongé dans l’incertitude la plus totale, Bordeaux n’a pas encore assuré son maintien sur le terrain.

Nantes relève un peu la tête

Strasbourg est passé à côté d’une belle opération, alors que les Alsaciens avaient l’occasion de se mettre à l’abri au classement. Le FC Nantes, au contraire, peut encore croire au maintien, la 17e place, occupée par Lorient, n’étant qu’à quatre unités des hommes de Kombouaré. En souffrance dans le jeu et incapables de tirer au but en première période, les Nantais se sont relancés au retour des vestiaires avec une efficacité clinique.

Castelletto a en effet mis à profit la deuxième tentative des Canaris dans ce match pour égaliser (53e). L'apport du défenseur nantais a été primordial au-delà de son but puisque c'est lui qui a dégagé un ballon brûlant dans les pieds du buteur strasbourgeois Ludovic Ajorque (43e), à l'approche du dernier quart d'heure (72e). Cinq minutes plus tard, Ludovic Blas délivrait le FC Nantes (77e). Grâce à cette victoire, Nantes prend la place de barragiste à Nîmes.

https://twitter.com/qmigliarini Quentin Migliarini Journaliste RMC Sport