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Lorient: Laurienté raconte la naissance de son coup franc "juninhesque"

Dans Top of the foot, ce lundi sur RMC, le milieu de terrain du FC Lorient Armand Laurienté a expliqué comment était née cette réussite dans l’exercice du coup franc longue distance, qui lui a permis d’égaliser contre Nantes (1-1) le week-end dernier.

Grâce à un coup franc incroyable, qui pourrait devenir son geste signature, "juninhesque" diront certains, Armand Laurienté est passé de l’ombre à la lumière en Ligue 1, même si le néo-international Espoirs n’était pas tout à fait un inconnu, en dépit d'un début de carrière timide. Révélation des dernières semaines chez les Merlus, Laurienté a répondu au Nantais Randal Kolo Muani avec un coup franc somptueux tiré à plus de 40 mètres, dont la trajectoire étonnante a surpris le gardien Alban Lafont.

Laurienté lui-même n’en croyait pas ses yeux, persuadé d’avoir manqué sa frappe. "Je me sentais dans une bonne période pour tirer le coup franc, mais sur celui-là, au début, je me suis dit que je l’avais mal pris et qu’il allait partir dans la tribune en fait. Et au dernier moment, je vois qu’il redescend en pleine lucarne. Je n’y croyais pas quand je l’ai vu partir", a-t-il confié ce lundi sur RMC, dans l’émission Top of the foot.

Laurienté: "Je me suis inspiré de Juninho"

La distance ne fait pas peur à ce joueur formé à Rennes, elle aurait même plutôt tendance à le mettre en confiance. Un premier coup franc très lointain, une frappe puissante et flottante, avait obligé Lafont à être vigilant en première période. "Je sais que la distance lointaine m’est favorable, comme ça, j’ai le temps de faire descendre le ballon. Plus il y a de la distance, plus je peux mettre de la force pour qu’elle puisse descendre", a-t-il expliqué sur RMC.

Comme tous les spécialistes de l’exercice, Armand Laurienté s’est inspiré des meilleurs et "Juninho en fait partie". "C’est peut-être même le meilleur, a-t-il estimé. Je me suis inspiré de Juninho, mais peut-être aussi d’autres joueurs, je ne sais pas. A force de regarder, on finit par piocher." On pourrait se dire qu’un geste aussi bien maîtrisé est forcément le fruit d’un travail conséquent, qui nécessite des heures supplémentaires après l’entraînement.

Même pas, de moins en moins en tout cas. "J’ai eu une période où je les travaillais, mais là, je ne vous cache pas que j’ai trouvé le geste maintenant. Je les travaille moins pour ne pas perdre mon geste, a-t-il expliqué. Je les travaille toujours, mais j’en fais beaucoup moins. Je vais en faire trois dans la semaine pour garder le geste, mais pas plus que ça. Avant, j’en faisais une dizaine par semaine." Souhaitons lui en tout cas d'en marquer d'autres, pour le bien du FC Lorient.

QM