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LOSC: Bielsa débouté par les prud’hommes

Selon La Voix du Nord, le conseil des prud’hommes a débouté Marcelo Bielsa dans le litige qui l’oppose à Lille à la suite de son licenciement en novembre 2017. L’Argentin, qui réclamait 18,6 millions d’euros à son ancien club, peut faire appel.

Un nouveau revers pour Marcelo Bielsa. Selon La Voix du Nord, le conseil des prud’hommes a donné tort à l’entraineur argentin dans le litige qui l’oppose à Lille depuis son licenciement pour faute grave en 2017. Il jugeait cette sanction abusive et réclamait 18,6 millions d’euros d’indemnités et de préjudices subis en termes d’image et de notoriété. Or la faute grave a été reconnue par les prud'hommes. Marcelo Bielsa, qui est condamné à payer 5.000 euros au LOSC pour frais de procédure, peut faire appel.

Cette décision intervient cinq mois après l'audition de toutes les parties en février. El Loco" s’était exprimé en visio-conférence depuis Leeds, où il entraîne désormais. En mars 2018, il avait été débouté de toutes ses demandes par le tribunal de commerce, qui l’avait même condamné à 300.000 euros de dommages et intérêts, pour dénoncer le caractère abusif de sa démarche. Bielsa avait alors réclamé le placement du LOSC en cessation de paiement afin de faire payer le club les indemnités qu'il estimait devoir recevoir.

La fameuse clause-parachute

En avril 2018, le conseil des prud’hommes avait aussi débouté Bielsa de sa demande de provision du LOSC d’un montant de 6,5 millions d’euros. Il avait, là-encore, été condamné à verser 3.000 euros de frais d’avocat au club.

Bielsa avait entamé des poursuites pour dénoncer le caractère abusif de son licenciement. Selon lui, la "faute grave" ne se justifiait pas. Il réclamait également que le pré-contrat signé cinq mois avant de s’engager soit celui retenu. Celui-ci disposait de d'une "clause parachute" lui assurant le paiement de l’intégralité de son salaire en cas de rupture. L'énorme montant réclamé comprenait donc le paiement de son salaire entre la date de son licenciement et celle de la fin de son contrat prévu en 2019.

Mais la clause avait finalement disparu du contrat signé trois mois plus tard et enregistré par la LFP. Pour le LOSC, seul celui-ci était valable, ce que contestait Bielsa.

NC