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LOSC: Galtier tacle les réseaux sociaux, "la plus grosse connerie qu'on ait pu inventer"

Vélo, F1, cinéma et Algérie... Dans un entretien à 20 Minutes, l'entraîneur du LOSC Christophe Galtier se confie sur des sujets hors football. Et en profite pour dire tout le mal qu'il pense des réseaux sociaux.

A le voir arpenter les terrains depuis environ 35 ans, on commence à bien connaître Christophe Galtier le footballeur, devenu entraîneur. Mais Galtier, ce n’est pas que le ballon rond. Comme il l’explique ce vendredi dans une interview à 20 Minutes, le coach du LOSC est également un passionné de vélo, de F1 – plus particulièrement de Lewis Hamilton – mais aussi un amoureux de la mer, de la politique, du cinéma français et des documentaires sur Arte.

Ce que le technicien aime moins, en revanche, ce sont les réseaux sociaux. Et il le dit clairement. "Je crois que c’est la plus grosse connerie qu’on ait pu inventer, grince-t-il. Ça rend les gens cons car ils pensent qu’avec leur tweet, ils arrivent à influencer l’opinion. Je trouve que ça rend l’homme con. Je n’en parle même pas à mes joueurs car c’est une cause perdue..."

Christophe Galtier
Christophe Galtier © Icon Sport

Sa femme, un "garde-fou"

A vrai dire, l’ancien Marseillais préfère prendre en compte les réflexions de son épouse. "Il y a quelques semaines, j’ai pété les plombs en traitant l’arbitre de malhonnête, raconte-t-il. Ça m’a coûté une suspension. Quelques heures après, elle est venue me dire: 'Qu’est-ce que tu as fait? Tu es ridicule' (…) Elle sait que c’est un métier difficile dans lequel il y a une grosse pression. Elle fait en sorte de ne pas en rajouter et d’être au contraire un peu ce garde-fou."

Dans la première partie de l’interview, Christophe Galtier évoque par ailleurs son rapport à l’Algérie, dont ses parents sont des rapatriés. "Mes parents et mon frère aîné sont nés là-bas, précise-t-il. J’ai souvent entendu mes parents parler de ce fameux déchirement avec leurs amis et la famille. (...) Je sais que ça a été très dur pour eux mais je leur ai dit un jour que ce pays appartenait aux Algériens et pas aux Français. Ils ont été choqués mais je le pense profondément. Il y a eu une guerre avec des atrocités des deux côtés mais les choses auraient pu se passer différemment. Ma famille a été touchée personnellement par ce conflit. Il y a eu des décès. Mais quand adulte, je sors cette phrase à mes parents, il y a un décalage entre ce qu’ils ont vécu et ce que je perçois. L’Algérie appartient aux Algériens."

C.C.