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Metz : pour Bernard Serin, c'est "comme si la justice avait condamné le Bataclan"

En marge de la présentation de l’attaquant Cheick Diabaté, le président du FC Metz Bernard Serin est revenu sur la sanction infligée par la commission de discipline de la LFP au club lorrain à la suite des incidents de Metz-OL, le 3 décembre dernier. Indigné et maladroit.

La commission de discipline a tranché jeudi. Sévèrement. Interrompu suite à des jets de pétards sur le gardien de l’OL Anthony Lopes le 3 décembre dernier lors de la 15e journée de Ligue 1, Metz - Lyon connait désormais son épilogue disciplinaire. Le club lorrain a écopé de trois points de retrait (dont un avec sursis). Le match va par ailleurs être rejoué à huis-clos. Le président lorrain Bernard Serin a réagi à la sanction ce vendredi en marge de la présentation de Cheick Diabaté, assénant même des propos maladroits, emporté par son indignation.

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« Je suis scandalisé »

« Je suis scandalisé par cette décision. Elle est injuste, incompréhensible et dangereuse. Elle est dangereuse parce qu'elle donne encore plus de pouvoir aux supporters pour influer sur le résultat d'un match. Cette jurisprudence permet à des supporters de manipuler le cours des choses et de faire en sorte que ce ne soit pas le résultat du rectangle vert qui, comme c'est le cas depuis toujours, s'impose. J'oserais presque vous dire que c'est, en l'occurrence, comme s'il y a 15 mois, la justice avait condamné le Bataclan », a ainsi déclaré Bernard Serin. 

« Si nous avions perdu le match sur tapis vert, nous aurions 19 points au classement, a ajouté le président messin. Aujourd'hui, grâce à l'imagination de la Ligue, si nous perdons le match à rejouer, nous aurons 17 points. Au moment où le match a été arrêté, nous avions 22 points. (...) Sur ce match, le FC Metz a fait plus que respecter ses obligations. Depuis ce matin, j’ai de nombreux coups de fil de collègues présidents de club. Ils me disent leur indignation. Je sens cette solidarité monter pour nous soutenir dans la demande de révision de cette décision. Nous pouvons faire appel. Je n’ai pas encore décidé de le faire. Je souhaite voir monter cette solidarité. » 

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la rédaction avec Kim Hammerschmidt