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Monaco-PSG : autopsie du premier couac de l’ère Emery

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Le PSG d’Unai Emery s’est incliné pour la première fois ce dimanche face à l’AS Monaco en clôture de la 3e journée de Ligue 1 (3-1). RMC Sport décrypte cette sale soirée pour le coach espagnol et ses joueurs. Entre méforme, mauvais choix et leçon tactique.

La faillite de David Luiz

Si Tiemoué Bakayoko et Djibril Sidibé se sont particulièrement montrés à leur avantage lors de ce Monaco-PSG (3-1), on ne peut pas en dire autant de David Luiz. Sur la lancée de sa fin de saison dernière, l’international brésilien a été hésitant et fébrile défensivement, concédant un penalty grossier juste avant la pause. Son choc avec Danijel Subasic sur un coup-franc parisien un peu plus tôt ne l’a peut-être pas aidé. Il y a maintenant longtemps que le roc chevelu n’a plus sorti un vrai gros match. Avec les retours de Thiago Silva et Marquinhos, il risque de se vite se retrouver sur le banc. Voire en tribunes, si Presnel Kimpembe continue sa montée en puissance.

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Verratti n’est pas un n°10

En l’absence de Javier Pastore, blessé au mollet et en tribunes, Unai Emery avait choisi d’aligner Marco Verratti en meneur de jeu. Et l’expérience a accouché d’un flop. En manque de rythme, l’international Italien, qui revient de blessure, a fait preuve d’une maladresse assez inhabituelle. Sans jamais parvenir à trouver la faille dans la défense regroupée de l’ASM. Une fois qu’il aura retrouvé ses moyens physiques, il faudra certainement qu’il redescende d’un cran sur le terrain pour donner la pleine mesure de son talent.

La leçon tactique de Jardim

Rendons à César ce qui appartient à César. Si Emery a vécu la première défaite de sa carrière parisienne à Louis II, c’est en grande partie à cause de Leonardo Jardim. Beaucoup ont pourtant été surpris lors de l’annonce de la composition du coach portugais. 5-3-1-1ou 4-4-2, difficile de savoir sur le papier ce que nous réservait Jardim. Finalement, son pari – avec notamment la position de Djibril Sidibé plus haut sur l’aile droite - a été payant. L’apport des latéraux en contre-attaque et l’activité de Bakayoko ont été déterminants lors de cette rencontre.

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Une animation offensive sans génie

Même s’il a ouvert son compteur but en Ligue 1, Edinson Cavani a encore une fois déçu par son inefficacité et son manque d’application, de technique, de réussite, c’est selon. L’attaquant uruguayen n’a pas forcément été aidé par un Angel Di Maria trop individualiste et un Lucas toujours aussi brouillon. Reste à savoir pourquoi Hatem Ben Arfa est lancé aussi tardivement depuis le début de saison et pourquoi Jean-Kevin Augustin, pourtant flamboyant lors du dernier Euro U19, n’a pas encore joué une minute. L’absence de Pastore a forcément pesé. Mais même si Jesé manque encore à l’appel, Paris a quand même les moyens de faire largement mieux.

L’absence de leaders

Zlatan Ibrahimovic parti à Manchester United, Maxwell en tribune, Thiago Silva blessé, seul Thiago Motta pouvait tenir le rôle de leader charismatique ce dimanche sur le Rocher. Mais le milieu de terrain de 34 ans, très discret malgré son statut de vice-capitaine,n’a plus l’influence espérée. Il l’a à nouveau démontré, incapable de rebooster son équipe lorsqu’elle s’est fait bousculer. Sans véritable cadre, Paris n’a jamais su se remettre à l’endroit dans un match qui ressemble à un premier avertissement pour les hommes d’Emery. 

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