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Monaco: Sidibé veut devenir "l'un des meilleurs du monde" à son poste

Djibril Sidibé

Djibril Sidibé - AFP

Latéral droit contre-attaquant, Djibril Sidibé poursuit sa progression sous les couleurs de Monaco et de l’équipe de France. Le Français veut travailler pour se hisser parmi les meilleurs spécialistes à son poste. C'est ce qu'il a confié ce mardi dans Team Duga sur RMC, en évoquant également son avenir.

Djibril Sidibé, depuis que vous avez fait vos premiers pas en équipe de France, sentez-vous que vous n'êtes plus le même joueur aux yeux du public ?

Oui. D’ailleurs, j’en avais discuté avec Blaise (Matuidi, ndlr). C’est quelqu’un auprès de qui je prends beaucoup de conseils. Il m’avait prévenu qu’à partir du moment où tu deviens international, l’exigence est très élevée. Il faut être costaud, surtout dans la tête. Le talent, la technique, ça s’apprend au quotidien, ce n’est pas un problème. Mais il faut surtout cette capacité à fermer les yeux sur certaines choses et à aller de l’avant pour se construire une bonne carapace.

Votre poste est l’un de ceux qui a le plus évolué ces dernières années. On demande au latéral de savoir tout faire. Beaucoup de latéraux aujourd’hui sont de très bons contre-attaquants et obligent presque leurs adversaires offensifs à défendre. Comment voyez-vous l'évolution de votre poste ?

En début de saison, j’attaquais vraiment beaucoup. Tout petit, j’ai commencé au milieu de terrain et j’ai cette culture de marquer, de mettre des petits ponts et d’attaquer. Mais c’est vrai qu’en tant que défenseur, la première des choses, c’est de rassurer sa défense, son gardien, et de bien défendre. Après, contre-attaquer, c’est un plus. Quand tu as la chance d’avoir un Kanté, un Fabinho, c’est plus facile. Ils ont une réflexion qui est plus que hors norme. Ça dépend de la philosophie de l’équipe. Il faut trouver un juste milieu. Attaquer, c’est bien. Mais si vous laissez un grand boulevard derrière, face à des équipes comme City ou Dortmund, ça paye cash.

Tu attaques, tu te replaces en sprint… Tu faisais déjà ça à Lille, mais c’est encore plus impressionnant à Monaco. Ça a toujours été ton point fort, ce physique hors norme ?

Mon facteur, depuis tout petit, c’est le travail. J’aimais beaucoup courir, courir et encore courir au milieu de terrain quand j’étais petit. J’aimais faire des aller-retours. J’aime bien me dépenser sur le terrain, ça me fait plaisir. Des fois, tu perds un peu de lucidité à force de courir. Là, je suis dans une phase où je dois construire ma carrière, mon jeu, pour vraiment trouver mon équilibre qui va permettre à l’équipe de garder une certaine stabilité, parce que c’est très important.

On sait que Monaco ne garde pas ses bons joueurs en cas de grosse offre. Tu penses que ça peut être le cas pour toi cet été, ou bien tu as décidé de rester quoi qu’il se passe, ou tu feras en fonction des desiderata des uns et des autres ?

En tant que joueur, c’est toujours excitant de jouer contre les meilleurs, dans le meilleur championnat. Aujourd’hui, j’ai la chance de jouer à Monaco, dans une bonne équipe. On joue la Ligue des champions, on marque plein de buts, on est encore dans toutes les compétitions. Le risque, c’est d’aller dans un grand club, d’être remplaçant, de revenir en arrière, de se faire prêter… C’est toujours compliqué. Mon critère, c’est le temps de jeu. Après, si un club qui ne se refuse pas me veut et me garantit un temps de jeu assez conséquent, il y aura une réflexion. Mais pour l’instant, je suis très bien à Monaco. J’aimerais me stabiliser à mon poste de latéral droit pour être l’un des meilleurs au monde.

L’objectif, c’est aussi de gagner la Coupe du monde en 2018. Ça en fait, des objectifs !

C’est vrai que ça en fait beaucoup. Le temps nous montrera. Aujourd’hui, on est bien dans nos têtes. Physiquement, on est bien. La Coupe du monde, c’est vrai que c’est un grand objectif. C’est dans un coin de ma tête mais c’est encore loin. J’espère que je ne vais pas me blesser pour arriver à cette compétition qui est plus qu’un rêve pour chaque Français.

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N.B