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Nantes: la FIFA met la pression sur Cardiff dans l'affaire Sala

La FIFA a officialisé ce lundi sa décision d’imposer à Cardiff le paiement à Nantes de la première mensualité concernant le transfert d’Emiliano Sala vers le club gallois. Les Bluebirds ont 45 jours pour verser plus de six millions d’euros aux Canaris sous peine d'être interdits de recrutement.

Il ne manquait que l’officialisation, cette fois c’est fait. La FIFA a publié ce lundi le verdict du nouvel arbitrage judiciaire entre Cardiff City et le FC Nantes. Après avoir déjà sommé le club gallois à verser six millions d’euros (+5% d’intérêts, soit 300.000 euros) aux Canaris fin septembre, l’instance internationale a confirmé cette décision après un nouvel examen par la commission en charge du dossier. Ce montant correspond au premier versement dû au club nantais, cinq jours après l’enregistrement du transfert.

Cardiff dispose désormais de 45 jour pour payer ou sera interdit de recruter pendant trois périodes de transfert (janvier 2020, été 2020 et janvier 2021). La direction des Bluebirds avait fait appel de la décision et essayé de faire invalider le transfert de l’attaquant.

Nantes peut encore espérer empocher 11M€

Après un nouvel examen de ce dossier, la FIFA a estimé que le "transfert avait bien été validé et complété" et que par conséquent, Emiliano Sala devait être considéré comme "un joueur de Cardiff" au moment de sa disparation dans la Manche. Mais la décision de la commission en charge du dossier ne s’arrête pas là et Nantes pourrait encore récupérer onze millions d’euros supplémentaires dans son conflit avec Cardiff. Un tel montant correspond aux deux prochains versements prévus normalement au début des années 2020 et 2021. 

Concernant les prochaines échéances dues, la FIFA ne s’estime pas encore capable de rendre un verdict définitif et la commission en charge de l’affaire étudiera encore le dossier dans le futur. Si Nantes semble gagnant pour le moment dans cette affaire, Cardiff devrait encore faire appel des décisions de la FIFA auprès du Tribunal Arbitral du Sport.

Jean-Guy Lebreton