RMC Sport

Nantes-Paris : quand le PSG décide de se réveiller

Hors sujet en première période et mené 1-0 à la pause, le PSG a haussé le ton au retour des vestiaires pour inscrire quatre buts et s’offrir une victoire sans trembler, ce samedi à la Beaujoire (4-1). Un double visage suffisant pour éviter les pièges en L1 mais qu’il faudra perdre en Ligue des champions.

C’est bien connu, tout va très vite en football. D’un match à l’autre, une équipe peut présenter un visage bien différent. Parfois, il suffit même d’un quart d’heure pour se transformer. Si vous avez éteint votre poste de téléviseur à l’issue de la première période entre Nantes et le PSG, ce samedi en fin d’après-midi, difficile voire impossible d’imaginer le score final. Pour la première fois de la saison, Paris était mené à la pause (1-0). Sans envie, sans inspiration, sans trace de la moindre magie, les hommes de Laurent Blanc (qui avait mis Cavani, Maxwell, Motta et Matuidi sur le banc au coup d'envoi alors que David Luiz n'était même pas sur la feuille de match) avaient rendu une copie indigeste et indigne de leur rang.

Les Nantais en voulaient, bien sûr, mais même des Canaris surmotivés devraient vite rendre les armes face à des Parisiens sérieux. Ce n’était pas le cas. Très loin de là. Et Yacine Bammou semblait parti pour écrire la belle histoire du jour avec un but face au club pour lequel il a travaillé comme magasinier dans la boutique des Champs-Elysées. Quarante-cinq minutes plus tard, le tableau d’affichage rendait un autre verdict : 4-1 pour le PSG et une nouvelle victoire, la sixième en huit matches de championnat, qui conforte sa place de leader devant Saint-Etienne.

Zlatan à un but de Pauleta

Il n’a pas fallu beaucoup de choses pour inverser la tendance. Juste un Paris plus appliqué, plus tranchant, enfin motivé serait-on tenté de dire, et qui fait parler son talent. Ibrahimovic douchait les espoirs nantais dès la reprise avec son 108e but sous les couleurs parisiennes, à une longueur du record du club de Pauleta. La double entrée de Motta et Cavani (à la place de Stambouli et Lucas) à la 65e allait faire basculer les débats. Moins de dix minutes plus tard, Cavani délivrait les siens avec son sixième but de la saison en L1. De quoi conforter sa place de meilleur buteur du championnat. A la peine en première période, comme tous ses petits copains, Di Maria s’offrait le but du break (son deuxième en L1) sur une ouverture de Pastore. Le point d’exclamation sera signé Serge Aurier d’une superbe volée en ciseau dans les arrêts de jeu.

Les craintes des 45 premières minutes étaient passées. Le bilan comptable se révélait même appréciable : jamais Paris, qui égale sa plus large victoire de la saison (trois buts, comme à Monaco et contre Guingamp), n’avait marqué autant de buts sur un match cette saison. A quatre jours du déplacement sur la pelouse Donetsk en Ligue des champions, son trio offensif Ibra-Cavani-Di Maria a fait mouche et continue d’engranger de la confiance. Reste ce constat d’un double visage. Quand le PSG la joue trop facile, Nantes peut l’accrocher. Quand il décide de s’y mettre vraiment, il écrase la concurrence sans trembler en Ligue 1. A Laurent Blanc de faire en sorte que le premier s’éclipse pour laisser place au second. Et qu’il n’apparaisse jamais sur la scène européenne.

A.H.