RMC Sport

Nantes: pour Vahid, il faut "se faire virer deux ou trois fois" pour être un bon entraîneur

Entraîneur le plus expérimenté de la Ligue 1 du haut de ses 66 ans, Vahid Halilhodzic est plutôt bien placé pour donner ses conseils aux entraîneurs débutants. Pour le coach du FC Nantes, il ne suffit pas d’avoir été un grand joueur pour réussir sa reconversion sur un banc.

S’il a décroché deux victoires lors des trois dernières rencontres de Ligue 1 (sur les pelouses de Caen et Amiens), Thierry Henry a connu des débuts pas franchement idylliques sur le banc de Monaco avec six matchs sans succès toutes compétitions confondues pour commencer. Avant lui, Patrick Vieira, qui n’a pas non plus une grande expérience comme entraîneur, a également eu des difficultés du côté de Nice en devant attendre son quatrième match pour enfin goûter au succès. Rien de très surprenant à en croire Vahid Halilhodzic, convaincu qu’il ne suffit pas d’avoir été un grand joueur pour devenir un très grand entraîneur.

"Il y a un aspect social"

"Pour être un bon entraîneur, il faut avoir des compétences. Il faut passer des diplômes. Moi je les ai passés pendant trois ans, et j'ai beaucoup voyagé pour voir différentes méthodes d'entraînement, notamment à l’Ajax et à la Juventus. J’ai pris beaucoup de notes. Pour devenir entraîneur, ça ne suffit pas d'avoir été un bon joueur. Il y a un aspect social, la communication, la pédagogie, ce n'est pas seulement le terrain", a expliqué l’entraîneur du FC Nantes ce jeudi en conférence de presse. Pour le Franco-Bosnien, qui est le coach le plus âgé de la Ligue 1 du haut de ses 66 ans, "il faut maîtriser beaucoup de choses pour être compétent" sur un banc.

"Une équipe de première division, c'est une Formule 1. Et quand tu n'as pas d'expérience, ce n'est pas facile. Oui, c'est facile d'arriver devant une caméra et de dire: "On fait ci ou ça". Mais pour préparer des séances d'entraînement sur une semaine, il faut un peu de temps. Tu dois te faire virer deux ou trois fois, avoir de l'expérience. Il faut quelques années d’expériences, pas toujours positives", a ajouté Vahid, évincé de la sélection japonaise en avril dernier, avant de boucler sa démonstration sur une note d’humour: "Tu peux avoir des bons résultats et être remercié. Vahid est unique pour ça. Mais je suis encore vivant." Tout comme son FCN, tombeur mercredi de l'OM (3-2).

RR avec PYL