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Nos conseils au président de l’OM, Giovanni Ciccolunghi, pour ne pas louper son choc contre l'OL

Giovanni Ciccolunghi

Giovanni Ciccolunghi - AFP

Président éphémère de l’Olympique de Marseille, lequel sera remplacé par Jacques-Henri Eyraud d’ici la vente du club au mois de novembre, Giovanni Ciccolunghi va donc vivre son seul choc de Ligue 1 face à Lyon, dimanche soir au Vélodrome. Voici nos conseils pour ne pas louper son choc.

Ce qu’il ne faut pas faire

La mauvaise foi de Vincent Labrune

Il y a un an quasiment jour pour jour (20 septembre), Lyon se déplace à Marseille pour le compte de la 6e journée de Ligue 1. L’OL, auteur d’un démarrage très poussif en championnat, reçoit un accueil musclé au stade Vélodrome, d’autant que c’est le grand retour de Mathieu Valbuena sur son ancien terrain de jeu. L’international tricolore est alors conspué par ses anciens supporters, et voit même une poupée à son effigie pendue à une potence. Au lieu d’apaiser la situation, très chaude durant le match, Vincent Labrune, le président de l’OM met de l‘huile sur le feu après la rencontre : "Je ne suis pas joueur de foot, mais à titre personnel, il ne me serait pas venu à l’esprit d’aller à l’OL, explique ainsi le patron olympien, avant de minimiser les débordements dans les tribunes. Il y a un stade formidable, une ambiance formidable. Et il y a eu malheureusement des faits de jeu qui ont conduit à un ou deux dérapages, c'est vrai. Le club assumera ses responsabilités en termes de sécurité et de conséquences par rapport aux deux ou trois bouteilles de bière qui ont été jetées sur le terrain, mais je pense que tout le monde doit les prendre." Hors sujet complet pour Vincent Labrune, alors traité de "guignol" par son homologue lyonnais, Jean-Michel Aulas.

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La punchline de Christophe Bouchet

L’OM traverse une période compliquée dans le championnat de France. On est en avril 2002, et à la veille de OM-PSG, les deux acteurs du choc de la Ligue 1 sont respectivement 10e et 3e d’une élite encore à 18 clubs à l’époque. Christophe Bouchet, tout juste nommé président d’une équipe de Marseille en reconstruction, s’essaye alors à la provocation avant le Clasico, à coup de punchlines mal maîtrisées : "Le PSG, c'est un truc froid, c'est pasteurisé… C'est un bon camembert Président, sans véritable saveur", lâche-t-il notamment. Une déclaration qui semble un peu fort de café, quand on sait que Paris est alors emmené par l’intenable Ronaldinho. Au final, l’OM l’emportera tout de même (1-0) mais terminera à la 10e place de Ligue 1.

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L’attaque de Pape Diouf

Alors que "l’affaire des vestiaires" éclate au lendemain du succès 1-0 de Marseille sur le PSG de Laurent Fournier (16 octobre 2005), l’OM est soupçonné d’avoir placé de l’ammoniac dans le vestiaire parisien avant le match. La Ligue disculpe rapidement les hôtes, en affirmant que c’est un oubli de la part des services de nettoyage du stade Vélodrome. Pape Diouf, qui a ces accusations en travers de la gorge, en plus des déclarations des joueurs franciliens, se paye alors Jérôme Rothen : "Aujourd’hui, je pense qu’on se rend compte du ridicule des déclarations de certains joueurs ou membres du PSG. Un garçon comme Rothen, ce petit télégraphiste, doit se couvrir de ridicule" lâche alors l’homme fort de l’OM. Pas nécessaire a priori.

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Ce qu’il faut faire

Pape Diouf et les minots à Paris

Dans la foulée de la fin de mandat de Christophe Bouchet (2002-2004), qui a tout de même réussi à faire venir Didier Drogba de façon éphémère à l’OM, Pape Diouf, que Bouchet a précédemment nommé manager général, récupère la présidence du club. Il est d’ailleurs sans doute à ce jour, le président qui a le plus marqué les supporters olympiens. Pas si étonnant, quand on sait qu’en mars 2006, il décide d’emmener les "minots" de la réserve marseillaise pour disputer le choc PSG-OM, pour protester contre la décision de la préfecture, qui a interdit le déplacement des supporters phocéens. Qu’à cela ne tienne, Pape Diouf soutient ses fans et va au bout de son idée. "C’était un match très particulier en ce sens que la polémique a pris le dessus sur le match lui-même" reconnaît même après coup le principal intéressé. A l’époque, Albert Emon, l’adjoint de Jean Fernandez, pas non plus du voyage, aligne donc selon la volonté de son patron, les Cantareil, Bocaly et autre Flachi, vaguement encadrés par les remplaçants Carrasso, Civelli et Gimenez. Une réussite totale, puisque le PSG de Guy Lacombe concédera finalement le nul 0-0.

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Damien Chédeville