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OL-OM: "C’est une incitation à la haine", juge Aulas qui va appeler Eyraud

En marge de la victoire de l’OL face à Nantes (2-0) samedi au Groupama Stadium, le président lyonnais Jean-Michel Aulas est revenu sur les attaques de son homologue marseillais Jacques-Henri Eyraud sur son influence supposée dans les décisions de la commission de discipline de la Ligue.

La contre-attaque n’a pas tardé. Moins de 24 heures après la sortie médiatique du président de l’OM, Jacques-Henri Eyraud, et sa charge sur son homologue lyonnais, Jean-Michel Aulas, jugé un peu trop influent à la Ligue, JMA s’est défendu face à la caméra de Canal+ après le succès des siens sur Nantes (2-0).

"Il cherche à faire du mal à certains de nos joueurs"

"Je suis sidéré, a d’abord lâché le boss lyonnais après la victoire de son équipe face à Nantes (2-0). Il n’a pas beaucoup d’expérience. On dépasse l’entendement. Il cherche à faire du mal à certains de nos joueurs en revenant sur des décisions. C’est effarant. Il faut qu’il se reprenne. C’est avant tout un problème de responsabilité de président."

"On n’a jamais vu ça"

Aulas a rappelé qu’il serait "heureux" si l’OM venait disputer la finale de la Ligue Europa au Groupama Stadium. Mais il a aussi avoué que cette perspective lui faisait peur. "C’est de l’incitation à la haine", a-t-il argumenté rappelant les messages de certains supporters désireux de provoquer des incidents dans l’enceinte des Gones.

"Je vais l’appeler, a ajouté JMA au sujet de Jacques-Henri Eyraud. C’est quelqu’un que j’appréciais et que j’apprécie toujours d’ailleurs. Il est parti sur une orientation qui n’est pas bonne. J’ai eu la présidente de la LFP, Nathalie Boy de la Tour, elle est désespérée. On n’a jamais vu ça, c’est invraisemblable. On avait déjà eu une attaque en décembre sur le fait qu’on était soi-disant favorisé par l’arbitrage. On a gardé nos nerfs. On a attaqué personne. Adil Rami doit être étonné de la manière dont il a été défendu. Il n’a pas été défendu d’ailleurs."

Il n’exclut pas de porter plainte pour diffamation

Le président Lyonnais, qui regrette aussi les attaques sur son gardien Anthony Lopes ("un garçon élégant"), se réserve le droit d’attaquer son homologue en justice pour diffamation.