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OM: "C'est normal que les Rennais ragent", lâche Kamara après sa semelle sur Camavinga

Boubacar Kamara, milieu de terrain de l'OM, est revenu sur la semelle qu'il a assénée à Eduardo Camavinga vendredi lors du match à Rennes (0-1) et qui lui a valu quelques critiques.

Boubacar Kamara était en conférence de presse, ce jeudi à deux jours du 16e de finale de Coupe de France face à Granville (vendredi, 21h05). Il a notamment été interrogé sur un fait de jeu qui a beaucoup fait parler à l'issue de Rennes-OM (0-1), vendredi dernier: sa semelle sur la cheville d'Eduardo Camavinga. Ce geste ne lui a valu qu'un carton jaune. Une décision jugée étonnante par certains Rennais, dont le capitaine Damien Da Silva.

"Marseille a voulu blesser ou faire mal à des joueurs importants de notre équipe, avait déclaré le défenseur, lui aussi auteur d'une grosse faute sur Maxime Lopez, à l'origine du but de la victoire marseillaise. A un moment, il faut répondre intelligemment."

"C’est normal qu’ils 'ragent'"

"Ils ont perdu, c’est normal qu’ils réagissent comme ça, a confié Kamara ce mercredi. C’est un collègue, je suis avec lui en sélection (chez les Espoirs, ndlr). Je ne suis pas allé vers lui pour le blesser. C’était un ballon assez long, il a mis son pied au dernier moment et je ne pouvais plus m’arrêter. L’arbitre a jugé que ça ne méritait pas un carton rouge. Ce que les Rennais disent, je m’en fous un peu. On a gagné, c’est le plus important. C’est normal qu’ils 'ragent'."

"Ça fait partie du métier", avait jugé Niang

A l'issue de la rencontre, plusieurs joueurs rennais avaient évoqué ce fait de jeu sans en ajouter outre-mesure à l'instar de Mbaye Niang qui avait jugé "normal" le traitement de faveur réservé à Camavinga. "Il a pris beaucoup de coups, avait reconnu le Sénégalais. Au vu des matchs qu’il fait, il commence à être ciblé par les adversaires. Ça fait partie du métier. Si tu joues contre Camavinga aujourd’hui, tu essaies de le déstabiliser, de le limiter au maximum. Il a bien répondu, il a gardé son calme, c’est comme ça qu’il fallait réagir."

Julien Stéphan avait, lui, invité Camavinga et ses coéquipiers à s'adapter à ce traitement de faveur.

NC avec Florent Germain