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OM: le vestiaire toujours "à fond" derrière Michel

Malgré des résultats très décevants, notamment au Vélodrome, et des choix tactiques parfois contestables, Michel a reçu ce mardi le soutien appuyé de Steve Mandanda, le capitaine de l’OM. Le technicien espagnol assure lui aussi que ses joueurs sont toujours derrière lui.

La scène a marqué les esprits. On joue la 2e période d’OM-Toulouse (1-1), ce dimanche, lorsque Steve Mandanda se précipite vers Florian Thauvin, alors à l’échauffement, pour qu’il aille signifier à Michel que l’équipe était déséquilibrée et qu’elle était à la limite de la rupture sur chaque offensive adverse. Une scène révélatrice de l’errance olympienne sur ce match, mais peut-être aussi d’un désaccord tactique entre les joueurs et leur entraîneur.

Présent ce mardi en conférence de presse à la veille du déplacement sur le terrain du Gazélec Ajaccio (18h30), Steve Mandanda a toutefois tenu à clarifier la situation et apporter son soutien et celui de ses coéquipiers à Michel.

La page est tournée

« On en a parlé, il n’y a pas eu d’histoire, affirme le capitaine marseillais. Ce que j’ai dit en fin de rencontre, que nous les joueurs, on a manqué d’intelligence, je le redis. J’en ai parlé avec le coach. Je pense qu’on aurait pu être plus intelligents. En aucun cas je ne me permettrai de remettre en cause les choix du coach. J’ai pesté contre mes partenaires parce que j’estimais qu’on ne faisait pas ce qu’il fallait. J’ai juste dit à Flo qu’on prenait des vagues au milieu et qu’à un moment donné il fallait le dire. On m’a répondu que c’était déjà fait mais qu’on ne le faisait pas. »

Mandanda : « On a une très, très grande part de responsabilité »

Capitaine d’un navire olympien qui tangue de plus en plus dangereusement, Mandanda, voix ferme et posée, n’a pas cherché non plus à minimiser la responsabilité des joueurs dans cette saison d’ores et déjà ratée.

« On cherche à créer un conflit entre Mandanda et le coach, il n’y a en a pas, ou entre les joueurs et Mandanda, mais il n’y en a pas. En tant que capitaine j’essaye de faire remonter les infos. Il n’y a aucun problème entre Mandanda et le coach ou entre les joueurs et le coach. On est conscients des mauvaises choses mais à un moment donné il faut que ça bascule. On est sur le terrain donc on a une très, très grande part de responsabilité. J’ai été clair. Il n’y a vraiment aucun souci avec le coach. Les joueurs sont à fond avec le coach, le staff technique, il n’y aucun souci là-dessus. Quand on regarde le contenu de dimanche, à la mi-temps il doit y avoir 2-0 ou 3-0. Ce n’est pas l’entraîneur qui sera sur le banc qui ira marquer des buts. »

Michel : « Les joueurs ne ratent pas un but pour m’emmerder »

Passé devant les micros juste après son capitaine, Michel, qui a tout de même admis « qu’un entraîneur se sentait toujours menacé », a lui aussi assuré qu’il ne ressentait aucune fracture entre lui et ses joueurs. « Si je ne me sentais pas bien ici, ou loin des joueurs, je ne serais plus ici, soyez en sûrs. Je le dis car j’en suis certain. Ceux que disent les autres, je ne peux rien y faire. Quand les joueurs ont une question à me poser, ils me la posent, que ce soit sur le plan tactique ou autre chose. Ceux qui me connaissent savent que si je n’avais pas l’approbation de mes joueurs, je ne serais plus ici. Les joueurs ne ratent pas un but pour m’emmerder. (...) Si vous voulez, demandez-le aux joueurs. Aujourd’hui, vous en avez eu un très bon exemple. »

L'exemple à suivre

Un exemple nommé Mandanda, présent au club depuis 2007, qui sait mieux que quiconque qu’une nouvelle contre-performance face à Ajaccio pourrait toutefois plonger l’OM dans une crise bien plus profonde : « J’ai connu un environnement plus difficile envers les joueurs donc je sais que si ça continue comme ça, ça peut basculer. Etre 13e me rend fou, donc si on finit en roue libre ça peut être une catastrophe. On ne peut pas terminer en roue libre. » Encore un point sur lequel Michel et son capitaine sont d’accord.

Alexandre Alain avec Florent Germain