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OM-Lens: ce que Guendouzi a (violemment) reproché à Gerson

Dans la foulée du deuxième but lensois contre l'OM (3-2), dimanche dernier au Vélodrome, une grosse explication a eu lieu entre Guendouzi et Gerson.

Recrue majeure de l’Olympique de Marseille, présentée à son arrivée comme le meilleur milieu de terrain du championnat brésilien - "le plus grand talent brésilien de sa génération", selon Pablo Longoria - Gerson réalise un début de saison pour le moins discret. Le néo-international semble encore bridé et à la recherche de la bonne carburation dans une équipe pourtant explosive.

Contre le Racing Club de Lens dimanche dernier, Gerson a de nouveau livré une prestation terne, sans saveur, à peine éclairée par cette frappe à bout portant repoussée magistralement par Jean-Louis Leca, à 1-2 en faveur des Lensois (ils s’imposeront 3-2).

L’OM a grandement souffert au Vélodrome, et l’affaire a même parue entendue quand Frankowski a mis une frappe magnifique dans la lucarne de Pau Lopez. Une action sur laquelle le RC Lens n’a eu aucun mal à mettre l’OM hors de position, Guendouzi reprochant d’ailleurs sèchement à Gerson son placement sur l’action.

L'ombre d'un doute ?

L’ancien Gunner a même initié une discussion plus que musclée avec son coéquipier, lui réclamant de courir davantage. En creux, Guendouzi aurait demandé au Brésilien "quand il allait se mettre à courir", le tout dans un vocabulaire fleuri, selon le quotidien L’Equipe.

Au sein d’un milieu dont tous les éléments ou presque sont très performants depuis le début de la saison, les prestations de Gerson interpellent forcément. Au point de remettre en cause son statut auprès de Jorge Sampaoli ? Le coach argentin l’avait repéré à Flamengo, alors que le joueur entrait dans une nouvelle dimension.

Il a convaincu l’OM de débourser une grosse somme, autour des 20 M d'euros, alors que le club comptait ses sous. La suite lui a donné raison puisque Gerson est devenu international entretemps. Son crédit semble donc quasiment illimité auprès de Sampaoli. Sauf si l’ancien joueur de l’AS Rome répète des performances qui rappellent ses années italiennes.

Des reproches dans le feu de l'action qui ne prêteront sans doute pas à conséquence. Après le deuxième but de Payet, tous les joueurs se sont retrouvés autour du numéro 10 marseillais, Guendouzi et Gerson se retrouvant bras dessus, bras dessous.

QM