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OM: les incroyables confessions de l’ancien traducteur de Bielsa

Marcelo Bielsa et Fabrice Olszewski

Marcelo Bielsa et Fabrice Olszewski - AFP

Fabrice Olszewski, traducteur de Marcelo Bielsa la saison dernière à l’OM, s’est confié sur sa mission auprès de l’entraîneur argentin dans un entretien diffusé dans J+1 sur Canal +. Croustillant.

Sa désinvolture et ses traductions parfois approximatives en avaient fait l’un des personnages les plus attachants et les plus drôles la saison dernière en Ligue 1. Parti de l’OM à l’issue de l’exercice 2014-2015, Fabrice Olszewski, le traducteur de Marcelo Bielsa, est revenu sur son expérience au micro de J+1, l’émission de Canal +. L’ancien employé de l’OM a notamment évoqué la démission surprise d’ « El Loco » après la 1ère journée contre Caen, qui n’est pour lui pas une surprise.

«Je savais très bien qu’il n’allait pas rester, ce n’était pas possible. Après, est-ce qu’eux voulaient qu’il reste, je ne sais pas. On ne pouvait pas continuer comme ça. Un moment, tout le monde a pensé qu’on partirait à la trêve. Un jour, énervé, il a dit : "je n’aurais pas dû signer dans ce club". Le coach a été gentil de le faire après le premier match car il aurait pu le faire le 31 août. Je pensais qu’il allait partir au 31 août parce que les résultats, avec les joueurs qu’il avait, n’étaient pas ceux qu’il espérait. Il y a des joueurs qu’il voulait garder impérativement et qui sont partis : Morel, Fanni, Payet. » 

La comparaison avec Van Gogh

Olszewski a aussi évoqué l’accrochage qui l’a opposé à Bielsa lors d’un entraînement en début de saison dernière : « Ce qui l’a mis en colère, c’est que je lui ai dit qu’il abusait de son pouvoir. Tout de suite il est parti dans les tours. Il me dit on va régler ça en se promenant, par une discussion. Je pensais qu’il voulait parler, on arrive en haut et là il me dit : "allez, on va régler ça à coups de poings parce que c’est la seule manière de régler ça". Moi j’explose de rire et je m’en vais. Il s’est excusé après, moi aussi. On a réglé ça très facilement ».

« Je me suis aperçu que c’était dur. C’est une personne gentille, avec un bon fond, mais après il se laisse enfermer dans son personnage. (…) Moi je lui ai dit : "je vous compare à Van Gogh. Vous êtes un génie au niveau du foot. Vous êtes comme Van Gogh mais au niveau relations humaines c’est un peu plus compliqué". Il avait trouvé la comparaison flatteuse pour lui. L’argent fait tourner le monde donc oui, il y attache de l’importance car il ne veut pas se faire avoir. Il a toujours peur de se faire avoir. Une de ses motivations principales dans le foot est de donner du plaisir aux supporters. Lors du dernier match, il y avait Djibril Cissé, le coach était comme un gamin. Il aime le foot, il a ça dans le sang. » 

« Complètement bourré » pour sa première conférence de presse

Quant à son rôle de traducteur, Fabrice Olszewski a avoué que tout avait débuté un peu par hasard. Et sous l’emprise de l’alcool : « En fait je ne faisais pas les conférences. Lors du deuxième match c’est Franck Passi qui la fait. Je monte à l’étage avec Aloé, 19e joueur, on s’assoit dans un salon VIP. L’hôtesse arrive et me dit : "qu’est-ce que vous voulez boire ?". Aloé dit : "un coca" et moi "c’est possible un whisky coca ?". Elle me dit "oui bien sûr, pas de problème". Je regarde le match, à chaque fois que je vidais mon verre elle me le remplissait… On fait match nul, c’est tendu, je descends au vestiaire et là l’attachée de presse me dit : "Fabrice c’est toi qui fais la conférence de presse". Waouh, je dis : "Je suis complètement bourré, put… ça craint !" J’arrive, je traduis bien la première question et je regarde les journalistes, et puis là, blanc ! "Merde, qu’est-ce qu’il a dit, c’est quoi la réponse ?" Si vous reprenez la première conférence de presse, vous devez voir que ce que je dis, ce n’est pas vraiment ce qu’avait dit le coach. »