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OM-PSG : l’exemple dont peuvent s’inspirer les Marseillais

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Membre de la Dream Team RMC Sport, Ali Benarbia était de l’équipe de Manchester City qui, contre toute attente, s’était imposée face au géant Manchester United en 2002 (3-1). De quoi inspirer les Marseillais pour tenter de renverser la montagne parisienne dimanche (21h).

Jouer les David contre Goliath

« Quand j’ai joué contre United à cette époque-là, il y avait les Beckham, Giggs, Scholes, Keane… C’était David contre Goliath (Man City était promu, ndlr). City-United, ce sont des derbies dans lesquels tout peut arriver, même si cela faisait très longtemps que City n’avait pas battu United. On les avait battus chez nous, on avait fait match nul à Old Trafford alors que United jouait le titre, quand nous on jouait quasiment le maintien. Et on avait terminé huitième du championnat, ce qui n’était pas arrivé depuis 1967 ! »

Tout miser sur l’agressivité

« Un derby contre United ne se prépare pas et, dès que l’arbitre siffle, les joueurs courent comme des lapins. Et sur chaque ballon, ils ne laissent pas un mètre à l’adversaire. C’est ce qu’il s’est passé devant 35 000 spectateurs : on les a bouffés dans l’agressivité. Ce jour-là, Manchester United ne savait plus quoi faire. Ils avaient en face d’eux des morts de faim qui, sur chaque ballon, ne lâchaient rien du tout. »

Oublier les grands discours

« Des discours ? Non. Même le joueur qui n’a pas l’habitude est emporté par cette vague de morts de faim. Je pense que c’est la même chose pour OM-PSG. On a même entendu des grands joueurs comme Di Maria, qui vient d’arriver, être excités à l’idée de jouer l’OM au Vélodrome. Et c’est parce que les Motta, Silva ou Ibrahimovic lui ont fait passer le mot que c’est un peu LE gros match. Les joueurs de Marseille savent très bien que s’il y a un match qui peut un peu rattraper leur saison dans la tête des supporters, c’est bien OM-PSG. »

Ne pas être impressionné

« Cette année-là, en 2002, Manchester City avait une équipe qui n'est pas exceptionnelle, mais les joueurs n’étaient pas impressionnés, ils se disaient : "On va tout faire pour les battre." Pour eux, battre Manchester United à City, c’était plus un devoir qu’un exploit. Ce serait différent pour les joueurs de l’OM. Pour eux, ce serait un exploit de battre le PSG. En dehors de Diarra ou Mandanda, tous les joueurs de l’effectif marseillais sont impressionnés par ces joueurs. Même si, une fois sur le terrain, ils l’oublient. C’est pour ça qu’il faut que toute l’équipe joue en même temps, soit agressive et intelligente en même temps. »