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PSG : comment Cavani a impressionné Blanc

Edinson Cavani

Edinson Cavani - AFP

A la veille du choc contre Lens, ce vendredi au Stade de France (20h30), Laurent Blanc a tenu à saluer le gros travail fourni par Edinson Cavani durant la trêve internationale. Il n’a pas caché, non plus, son impatience de le voir évoluer de nouveau à la pointe de l’attaque du PSG.

« Le ‘‘Cavani Bashing’’ ? Ça me laisse indifférent. Quand tu es un personnage public, les gens se régalent avec toi. Si ça peut faire plaisir aux gens de se défouler sur un personnage public, qu’ils y aillent. » Dans son style si particulier, Laurent Blanc a, en quelques secondes, écarté l’autre débat chaud du moment autour du PSG, outre les forfaits de quatre de ses stars (Ibrahimovic, Lavezzi, David Luiz et Marquinhos). Celui qui vise son buteur uruguayen, Edinson Cavani, en grosse panne de confiance depuis le début de la saison et complètement à côté de ses crampons face à Monaco, il y a deux semaines (1-1).

Justement. Quinze jours se sont écoulés depuis la triste prestation d’El Matador. Quinze jours que l’intéressé a totalement mis à profit. La preuve ? Le post d’une vidéo sur son compte Twitter, où on le voit enchainer les accélérations entre des mannequins et le commentaire suivant : « Je m'entraîne pour être à 100% ce vendredi contre Lens ».

Alors, verdict, Laurent Blanc ? « Je le sens beaucoup mieux, assure le Cévenol. Il y a mis du sien. Il a voulu beaucoup, beaucoup travailler. Il a senti qu’il n’était peut-être pas dans la meilleure phase de sa carrière et il s'est retranché derrière le travail. Et dans ce domaine, il est exceptionnel. Il a dû retrouver certaines sensations, notamment devant le but, et j'attends avec impatience qu'il confirme ça en match.»

Sirigu : « Quand tu es un cheval, tu ne deviens pas un âne »

S’il savoure la forte implication de son joueur durant la trêve, Laurent Blanc apprécie encore plus le choix de l’ancien Napolitain, qui a préféré décliner la sélection, en accord avec l’entraîneur de la Celeste, Oscar Tabarez. « J’ai profité de la situation. La sélection est toujours importante pour un joueur. Il y a eu une réflexion entre lui et le sélectionneur. ‘‘Edi’’ a choisi de rester ici parce qu’il s’est rendu compte qu’il avait un manque à certains niveaux. Je trouve ça très beau et très franc. »

En interne, d’autres éléments du club sont montés au créneau pour défendre le buteur uruguayen, comme le capitaine Thiago Silva, le président Nasser Al-Khelaifi, qui a écarté toute idée de transfert, et Salvatore Sirigu, qui a carrément comparé son coéquipier à… un cheval. « Quand un attaquant est habitué à beaucoup marquer, c’est normal d’être critiqué et de ne pas être content si ce n’est plus le cas, affirme le gardien italien. Les attaquants vivent pour le but. S’il ne marque plus autant, ça devient bizarre, surtout pour les autres. Quand ça reviendra, il n’y aura plus de problème. Et quand tu es un cheval, tu ne deviens pas un âne. Tu restes un cheval. Il est tranquille, comme toujours. »

Un soutien bienvenu pour Cavani, que la fin de son divorce à rallonge avec la mère de ses enfants, Maria Soledad (séparation des biens, division de ses gains durant leur mariage et une pension mensuelle de 25 000 euros selon Il Mattino, un quotidien napolitain), aura certainement aussi soulagé. Tout semble donc réuni pour le revoir fringant, ce vendredi, sous les couleurs du PSG.

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Alix Dulac