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PSG-Dijon: Danilo en défense, le doublé de Kean... ce qu'il faut retenir de la large victoire parisienne

Après sa défaite contre Manchester United (2-1) en Ligue des champions et avant de défier mercredi les Turcs de Basaksehir (sur RMC Sport), le PSG a tranquillement dominé Dijon (4-0) ce samedi avec des doublés de Moise Kean et Kylian Mbappé. Le club de la capitale prend provisoirement la tête de la Ligue 1.

Une bonne réaction. Sans forcer. Quatre jours après sa défaite inattendue contre Manchester United (2-1) pour son entrée en lice en Ligue des champions, le PSG a réussi son retour aux affaires courantes en dominant Dijon (4-0), ce samedi, lors de la huitième journée de Ligue 1. Un succès acquis grâce à des doublés de Moise Kean et Kylian Mbappé qui permet aux Parisiens de prendre provisoirement la tête du championnat avec un point d’avance sur Lille, qui se déplacera dimanche à Nice (17h).

Rapidement devant au score, ils ont parfois donner l'impression de ronronner, mais se sont au moins rassurés avant de se déplacer mercredi à Istanbul pour y défier Basaksehir (18h55 sur RMC Sport) en C1.

"Le plus important, c'était de retrouver la victoire à la maison. La saison n'est facile, on va enchaîner beaucoup de matchs. C'est la meilleure manière de se préparer pour mercredi", s'est félicité Marquinhos sur Canal+.

Danilo en défense centrale, la nouveauté de Tuchel

C’était la nouveauté tactique du soir côté parisien. Toujours privé de nombreux joueurs pour cause de blessure (Juan Bernat, Thilo Kehrer, Idrissa Gueye, Leandro Paredes, Marco Verratti, Mauro Icardi) ou suspension (Layvin Kurzawa, Angel Di Maria), Thomas Tuchel avait décidé d’innover en installant Danilo Pereira en défense centrale au côté d’Abdou Diallo, laissant Presnel Kimpembe sur le banc. Marquinhos, lui, s’est positionné en sentinelle.

"Si Marquinhos joue au milieu, il peut aider tout le monde. Il est dangereux face au but, il protège le nôtre et il est là pour le contre-pressing. Il est le cœur", s’est justifié Thomas Tuchel avant le coup d’envoi au micro de Canal+.

Face à la lanterne rouge du championnat, Danilo a rarement été mis sous pression et il faudrait le revoir contre une opposition plus relevée pour vraiment évaluer son niveau en tant que défenseur central. Appliqué, il n’a pas pris beaucoup de risques dans ses relances et a été solide dans les airs. A deux reprises, il est même passé tout proche de marquer de la tête sur coup de pied arrêté (31e, 35e). Au fil de la rencontre, il a gagné en confiance et mis plus d’impact dans ses duels.

Marquinhos serein pour son retour en sentinelle

Dans le 4-3-3 cher à Tuchel, Marquinhos a donc pris place devant la défense avec Julian Draxler à sa gauche et Rafinha à sa droite. Un rôle qu’il connaît bien même s’il semblait être installé en défense centrale depuis le départ de Thiago Silva. Comme à son habitude, le capitaine parisien a été important pour initier le contre-pressing, couper les (rares) phases de construction et replacer ses coéquipiers, tout en cherchant à jouer sobre et si possible en une touche pour accélérer le jeu.

Sur le premier but, c’est lui qui lance superbement Bakker côté gauche. Il s’est toutefois fait peur en début de match avec une passe mal assurée vers Sergio Rico (6e), qui aurait pu permettre à Mama Baldé d’inquiéter le portier espagnol, titularisé pour permettre à Keylor Navas de souffler.

Autour de Marquinhos, Rafinha et Draxler ont été intéressants par leur qualité technique, même s’ils ont connu un peu de déchet technique. Un cran plus haut, Neymar s’est régalé comme chef d’orchestre du jeu parisien en alternant entre le côté gauche et l’axe, et en faisant un mal fou aux défenseurs dijonnais par sa faculté à accélérer et à casser les lignes. Comme un symbole, il a récupéré le brassard de capitaine, pour la première fois, après la sortie de Marquinhos en seconde période.

Avec un doublé, Kean marque des points

Resté muet lors de ses deux premières apparitions sous le maillot parisien (90 minutes à Nîmes et une mi-temps face à Manchester United), Moise Kean a débloqué son compteur face au DFCO et prouvé qu’il pouvait rendre de précieux services en l’absence de Mauro Icardi, toujours touché à un genou.

Il ne lui a fallu que trois minutes pour inscrire son premier but en reprenant un centre de Mitchel Bakker venu de la gauche. Sur cette action, l’Italien a fait parler son sens du placement pour piquer au premier poteau et devancer Jonathan Panzo. Vingt minutes plus tard, il a profité d’un cadeau de Neymar pour doubler la mise face au but vide (23e).

Au-delà de son doublé, l’attaquant prêté par Everton a été précieux par son jeu en remise et ses appels dans la profondeur. Il s’est parfois décalé à gauche ou à droite pour avoir un peu plus d’espaces et pouvoir davantage provoquer balle au pied. Moins en vue en seconde période, il a tout de même eu une balle de 3-0 (50e), avant de céder sa place à Kylian Mbappé (73e), auteur d'un doublé express. Le champion du monde a d'abord converti une passe de Neymar (82e), décidément en grande forme, puis un caviar de Pablo Sarabia (88e). Il en est à six buts en cinq matchs de Ligue 1.

Draxler blessé, l'infirmerie toujours aussi remplie

C’est le bémol de cette victoire parisienne. Déjà confronté à une cascade d’absences, Tuchel a assisté impuissant à la sortie sur blessure de Julian Draxler à l’heure de jeu (59e). Visiblement touché à la cuisse gauche, l’international allemand a cédé sa place à Ander Herrera et directement filé aux vestiaires. Une mauvaise nouvelle pour les Parisiens, alors que l’ancien joueur de Schalke semblait monter en puissance ces dernières semaines. Histoire de ne pas remplir un peu plus l’infirmerie et pour gérer les états de forme, Tuchel a fait sortir tour à tour Marquinhos, Kean et Rafinha dans les vingt dernières minutes.

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RR