RMC Sport

PSG-Manchester United: Rashford punit encore Paris, battu d'entrée

Le Paris Saint-Germain s'est incliné (1-2) à domicile contre Manchester United lors de son entrée en lice en Ligue des champions, ce mardi.

Le couvre-feu décrété dans la capitale a été respecté à la lettre ou alors mal compris par les joueurs du Paris Saint-Germain. Tout déplacement est interdit à partir de 21h à l’extérieur de l’enceinte du Parc du Princes, mais sur la pelouse, les hommes de Tuchel avaient le droit de jouer au football. Ils n’en ont pas eu l’idée malheureusement, ou si peu, parce qu’il aura manqué trop de choses dans ce match. Le club de la capitale, finaliste sortant de la compétition, a été battu (1-2) par Manchester United à domicile mardi, pour son entrée en lice dans cette nouvelle édition.

Comme en mars 2019, le PSG était nettement favori de son duel face aux Red Devils. Comme en 2019, il s’est trompé dans les grandes largeurs. Dans l’attitude, pour commencer. Les Parisiens ont été absents dès l’entame, comme s’il était besoin qu’on les prévienne, alors qu’ils enchaînaient les victoires en Ligue 1, que le danger était clairement identifié. En face, les Mancuniens n’ont pas été géniaux, loin s’en faut, mais ils ont mis les ingrédients de base pour une recette gagnante, de l’intensité dans les duels, de l’énergie, là où le PSG a semblé amorphe, apathique, tremblant sur ses bases, manquant de repères collectifs.

Une embellie de courte durée

Préservé à Nîmes en Ligue 1 (4-0), Neymar a commencé la rencontre tout doucement. Et comme Mbappé, le Brésilien s’est trop souvent entêté à vouloir réaliser un exploit personnel plutôt que des enchaînements efficaces, exécutés simplement, et surtout collectivement, avec de la vitesse dans la circulation de balle. Les joueurs ont semblé un peu perdu sur le terrain dans ce schéma tactique, très clair dans l’esprit de Tuchel, mais illisible sur le terrain. On les a d’ailleurs beaucoup vus communiquer sur leurs placements respectifs. Tuchel a eu beau vitupérer, s’agiter dans tous les sens au fond de son siège, rien n’y a fait.

La colère de l’entraîneur, les consignes martelées n’ont suscité aucune réaction chez les joueurs, alors il s’est tu. L’épisode du penalty arrêté par Navas puis donné à retirer à Bruno Fernandes, qui ne s’est pas trompé deux fois pour l’ouverture du score (22e), n’a même pas soulevé une once de colère chez l’entraîneur parisien. Remplaçant au pied levé de Marquinhos, Abdou Diallo a commis la faute originelle ayant conduit au penalty, et il avait déjà eu d’énormes difficulté à gérer ses adversaires directes dans la surface de réparation. Le défenseur central, à l’instar de ses partenaires, a un peu repris ses esprits à la pause, plus serein et solide face à Anthony Martial en fin de match (83e).

Rashford l'assassin

Les Parisiens ont insisté sur la largeur du terrain au début de la seconde période, pour étirer la défense adverse, les centres se sont alors multipliés, notamment du côté de Kurzawa, malheureux dans la finition sur plusieurs situations (13e, 54e). Le Français a vu l’un de ses centres s’écraser sur la barre de De Gea (54e). Mais Paris a su concrétiser l’un de ses temps forts avec l’appui inattendu d’Anthony Martial (55e), qui a décroisé sa tête pour tromper son propre gardien à la suite d’un corner tiré depuis la gauche, sur l’action suivante. On aurait pu penser que le PSG allait accélérer mais c’est au contraire l’ange gardien parisien, Keylor Navas, qui a brillé (69e, 80e).

L’embellie fut donc de courte durée, aussi parce que l’entrée en jeu de Paul Pogba du côté de Manchester United a eu plus d’impact que l’apparition sur la pelouse de Moise Kean pour le Paris Saint-Germain. Les choix opérés ensuite par Tuchel n’ont pas eu non plus l’effet escompté, Paris n’a d’ailleurs pas gagné en solidité. Manchester a continué de se procurer des occasions dangereuses, jusqu’à ce coup de poignard planté par Marcus Rashford (87e), qui s’est rappelé au bon souvenir de ce soir du 6 mars 2019 où il avait éliminé une équipe qui avait déjà baissé la garde. Paris n’apprendra donc jamais. 

QM