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PSG: Maracineanu répond à Véronique Rabiot

Invitée sur Europe 1 de l’émission "Face aux auditeurs", la ministre des Sports Roxana Maracineanu a répondu à Véronique Rabiot, qui l'avait interpellée mercredi dans L'Equipe au sujet de la mise à l'écart de son fils au PSG.

Pour être sorti en boîte de nuit après l’élimination du PSG en huitièmes de finale de la Ligue des champions contre Manchester United, Adrien Rabiot a été mis à pied par son club le 14 mars. Une étape de plus dans le divorce acté entre Paris et l’international français. Pour sa mère et conseillère Véronique Rabiot, qui s’est exprimée mercredi dans L’Equipe, le milieu de terrain est aujourd’hui "otage du PSG". Très remontée, elle a directement interpellé les ministres des Sports et du Travail, Roxana Maracineanu et Muriel Pénicaud, sur la situation de son fils. "Après, tout ça ne dérange personne. Y compris en haut lieu. Je suis surprise que les ministres des Sports et du Travail ne s’indignent pas. Beaucoup de personnes sont au courant de cette situation, mais aucun ne se lève", a-t-elle déploré.

"On ne peut pas intervenir"

Invitée sur Europe 1 de l’émission "Face aux auditeurs", diffusée ce dimanche soir à 20h, Roxana Maracineanu lui a répondu. "Je n’ai pas ce pouvoir-là. On ne peut pas tout faire parce que les journées ont vingt-quatre heures et, surtout, on ne peut pas intervenir. Ce n’est pas parce qu'on est ministre des Sports qu’on peut intervenir dans le sport professionnel ou sur des cas bien particuliers", explique l'ancienne championne de natation, en fonction depuis septembre. "Ce sont des choses à régler entre le club et cette personne, cette famille, et plus largement avec la Ligue de football", précise Roxana Maracineanu. Egalement interpellée par Véronique Rabiot, Muriel Pénicaud n’a de son côté pas encore réagi.

"Il y a une cascade de sanctions pour Adrien, mais personne ne bouge. Ils lui enlèvent en plus des primes, une partie de son salaire, mais personne ne dit rien", regrettait Véronique Rabiot dans L’Equipe, confiant que son fils, qui a refusé de prolonger son contrat avec le club de la capitale et qui partira donc libre en juin, "vit très mal tout ce qui se passe". La fin de sa mise à pied est prévue mercredi.

RR