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Riolo : "Le PSG et l’ennui français"

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Retour sur la 17e journée de Ligue 1, conclue ce dimanche par le nul entre Saitn-Etienne et Rennes (1-1).

Saint-Etienne-Rennes, l’affiche du dimanche, avait de quoi faire peur. Les élections sur les autres chaînes, le match sur Canal. Pas sûr que le résultat de la rencontre soit le plus intéressant à suivre. En même temps, les deux équipes ne suscitent pas un enthousiasme dingue. Rennes est venu pour jouer dans sa surface et contrer. Ça passe une fois en première période et c’est le paradis ! On a même la chance de voir Quintero. Dès qu’il touche la balle, on sent que le mec n’est pas L1-compatible.

Sainté essaie de pousser, de faire le jeu. A la recherche d’espaces dans la forteresse bretonne. Mais les erreurs techniques sont bien trop nombreuses pour marquer. A 0-1, comment Sainté va faire ? La réponse : profiter d’un péno. 1-1, on boucle tout. Il ne se passe plus rien. Des fautes, des arrêts de jeu, du vide. Saint-Etienne-Rennes, c’est une sorte de pavillon témoin de notre L1. Une publicité pour les somnifères… Cette journée de L1 aura montré, une fois de plus, que faire le jeu n’est pas à la portée de nos équipes. On gagne à l’extérieur en jouant en contre et on rame à domicile. Tout est possible pour tout le monde et se risquer à envisager l’issue d’un match est quasi impossible.

L’OL est en dehors de toutes ces considérations. Les joueurs sont au bord du vide et ont décidé que seule la peau de Fournier les intéressait. Aulas ne veut pas leur donner cette satisfaction, mais tout semble le pousser vers ça. Aulas, Fournier, les joueurs, la responsabilité du néant actuel est collégial, mais le caprice des joueurs a quelque chose de choquant. Si c’étaient des vedettes, des mecs qui avaient une longue et belle carrière, ça serait « acceptable », mais là c’est exaspérant. Finalement l’OL a fait comme Montpellier, Lille, Bordeaux ou l’OM après le titre : une gestion de groupe calamiteuse.

J’avais misé sur 7 points sur 9 pour l’OM avant la trêve. J’aurais peut-être dû éviter. Ou savoir que Diarra manquerait le match face à Montpellier (2-2). Romao à la place de Diarra, on est au-delà du handicap pour Marseille. Au Vélodrome, on sent que n’importe quelle équipe avec un type rapide devant (donc toutes les équipes de L1) peut ramener un résultat. Dès le début, on a senti que Ninga ferait mal à l’OM. Un OM qui continue collectivement d’afficher des lacunes folles. Ça défend mal, ça attaque par le biais des individualités. La seule chose positive, c’est l’état d’esprit, la générosité. Reste que l’approche du top 5 est donc reportée pour l’OM.

Loin devant, le PSG est seul. De plus en plus. On a bien tenté de nous vendre que Nice pourrait embêter Paris, mais il fallait être neuneu pour croire à ça. Les commerciaux de la L1 ne savent plus quoi inventer. Bientôt une équipe qui sera à 30 mètres du but de Trapp provoquera un délire de décibels à la télé ! Paris est donc tranquille. Ibra peut tout rater dans un match, il marquera quand même des buts, fera des passes décisives. Les commerciaux seront heureux, les supporters penseront toujours avoir un crack mondial au club. Tout va bien, la boutique tourne. Monaco qui revient dans le haut du classement, l’effet Antonetti à Lille, sont les autres choses à retenir dans cette journée de L1.

Daniel Riolo Journaliste