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Troyes: pourquoi Rami a préféré l’ESTAC à Los Angeles

Dans une interview au Parisien, Adil Rami a expliqué les raisons qui l’ont poussé à rejoindre Troyes l’été dernier alors que les choses étaient en bonne voie pour qu’il poursuive sa carrière en MLS, à Los Angeles.

Troyes plutôt que LA. Adil Rami (35 ans) n’a pas hésité l’été dernier quand il a reçu l’offre du promu troyen, avec qui il s’est engagé pour une saison. Libre après son départ de Boavista, le champion du monde 2018 était pourtant proche de rejoindre les Etats-Unis, Los Angeles et la MLS. Mais la Ligue 1 a pris le dessus.

"La Ligue 1, c’est vraiment devenu une belle marque"

"Depuis que j’avais quitté le Boavista Porto, j’étais à Saint-Tropez pour m’entretenir et, dans ma tête, j’allais partir jouer à Los Angeles, explique-t-il dans Le Parisien. Tout était calé et j’ai plein de contacts là-bas. Puis j’ai reçu trois offres de clubs de L1. Et la Ligue 1, c’est vraiment devenu une belle marque. Mes enfants, qui ont 5 ans, commencent à s’intéresser au foot et me parlent beaucoup de Mbappé, par exemple! Là, j’ai commencé à réfléchir. Le discours du président de Troyes et de Laurent Batlles, le coach, m’ont bien plus j’ai alors repensé aux Etats-Unis où le Covid empêchait pas mal de choses. J’ai réalisé qu’en France, on aime bien mon côté atypique et naturel. Et j’ai foncé."

Après avoir manqué le début de saison, le défenseur a participé aux quatre derniers matchs de sa nouvelle équipe. Il a même marqué un but face à Rennes (2-2) le 31 octobre dernier. Il confie avoir été très bien accueilli par ses nouveaux partenaires qui avaient glissé un extincteur dans son casier comme cadeau de bienvenue, en clin d’œil à celui qu’il avait sorti dans un hôtel pendant la Coupe du monde 2018 avec l’équipe de France.

"Vous croyez que je suis venu pour sortir tous les soirs?"

Il assure aussi savourer sa vie dans le centre-ville de Troyes où il profite de la… fibre pour jouer en ligne. "Et vous croyez que je suis venu pour sortir tous les soirs?, interroge-t-il. J’ai l’image d’un fêtard mais, en fait, c’est trois semaines par an et pendant les vacances. Si j’étais le mec qui sort tout le temps, serais-je encore en L1 à presque 36 ans? Aux jeunes ici, je leur dis: ‘Les gars, ne déconnez pas en sortant ou vous ferez des carrières courtes.’ "

NC