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Le Paris FC dénonce "une tentative de racket"

Pierre Ferracci, président du Paris FC

Pierre Ferracci, président du Paris FC - Icon Sport

Cinq mois après avoir été épinglé par la Fifa pour un supposé "transfert-relais" avec l'Angers SCO, le Paris FC a été blanchi en ce début de semaine. Dans un communiqué, le club de Ligue 2 se félicite de cette décision et contre-attaque.

Du répit, et un peu de colère, aussi. Sanctionné à la fin du mois d'avril par la Fifa - tout comme le club d'Angers - pour une violation supposée du règlement sur les transferts-relais, et alors interdit de recrutement pour une période d'enregistrement, le Paris FC a appris ce lundi son blanchiment par la commission de recours de l'instance internationale, qui "a considéré que les éléments de preuve présentés par les deux clubs suffisaient à infirmer la présomption de transfert-relais".

Evidemment heureux d'avoir gagné en appel, le club parisien ne cache pas sa satisfaction. "Le Paris FC se félicite de la décision de la Fifa qui a pu constater l’absence de volonté des clubs de contourner les règlements", indique-t-il dans un communiqué.

"Un impact manifeste pour l’image du club"

Seulement, le Paris FC considère aussi avoir souffert de cette affaire. Et laisse entendre que certaines personnes ont tenté de lui nuire. "Malgré l’issue positive de cette affaire, le Paris FC rappelle que cette décision infondée et disproportionnée a eu un impact manifeste pour l’image du club, poursuit le communiqué. Il souhaite vivement que l’instruction conduite par la Fifa permette d’identifier ceux qui sont à l’origine de cette accusation malveillante et qui se sont livrés à une tentative de racket, aussi vaine que scandaleuse. Il fait toute confiance à l’organisation internationale pour mettre les auteurs hors d’état de nuire."

Egalement blanchi, et soulagé, l'Angers SCO a lui indiqué "prendre acte de la décision de la commission de recours", et rappelle de manière moins véhémente qu'il "peut désormais recruter librement".

Un "transfert-relais" est une pratique interdite depuis 2020 qui vise à contourner certaines obligations des clubs acheteurs, comme l'indemnité de formation. Dans le cas d'Angers et du Paris FC, les soupçons portaient sur le transfert de l'attaquant français Kevin Bemanga (23 ans) qui, après avoir joué dans les ligues amateures en Espagne, avait signé son premier contrat professionnel en juillet 2020 au Paris FC, avant d'être transféré un mois plus tard à Angers, sans avoir jamais porté le maillot parisien en compétition. Le joueur évolue aujourd'hui avec la réserve d'Angers, en quatrième division.

Après leur sanction, les deux clubs avaient fait appel, et la Fifa avait alors suspendu l'interdiction de transferts, ce qui leur a permis de se renforcer lors du dernier mercato d'été.

C.C.