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Chaos au Stade de France: 245 plaintes déposées après la finale Liverpool-Real Madrid

Selon Le Parisien, 245 plaintes ont été déposées après des agressions en marge de la finale de la Ligue des champions entre Liverpool et le Real Madrid au Stade de France, le 28 mai dernier.

Après le chaos, l’enquête. Et celle-ci porte ses fruits. Une cellule d’une douzaine de policiers travaille sur les très nombreuses agressions ayant émaillé la finale de la Ligue des champions entre Liverpool et le Real Madrid (0-1), le 28 mai dernier au Stade de France. Au fiasco de l’organisation s’étaient ajoutées d’innombrables scènes de violences et de vols. Selon Le Parisien, 245 plaintes ont été déposées: 115 juste après les incidents et 130 supplémentaires par courrier, comme cela avait été proposé aux supporters anglais et espagnols.

D'innombrables agressions

Un premier dossier bouclé par cette cellule devait être jugé en comparution immédiate mardi à Bobigny. L’accusé, un Ivoirien en situation irrégulière, a demandé un délai pour être jugé tout en étant maintenu en détention. Il est accusé d’avoir agressé des supporters espagnols et un policier qui s’est vu prescrire 21 jours d’ITT.

Depuis les faits, les policiers épluchent toute la vidéo-surveillance à disposition malgré la suppression d’images de l’intérieur et des abords du stade et celles de la RATP. En dépit de cet impair commis dans la confusion des jours suivants ce match polémique, les enquêteurs ont pu analyser une quantité très importante de données filmées. Ils viennent d’en achever l’étude qui les a laissés interloqués sur la quantité des agressions commises ce soir-là. "Nous avons même relevé des faits d’une particulière gravité et dont on ne nous avait pourtant pas parlé", souligne même, sans plus de précision, Éric Mathais, le procureur de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Le profil des éléments recherchés se précise aussi: il ne s’agit visiblement pas de supporters anglais ou espagnols. "À part être bourrés, les Anglais sont restés corrects, explique un policier présent sur place au Parisien. On a tout de suite compris ce soir-là que le problème ne viendrait pas des supporters mais de gens de chez nous qui étaient venus pour se faire du fric." Il ajoute garder de cette soirée un "souvenir infect". "C’était le chaos, explique-t-il. On voyait les gens se faire agresser et on devait attendre les instructions pour intervenir. Pour un flic, c’est insupportable de vivre ça."

NC