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Fair-play financier: ce que risque l'OM

L'instance de jugement du contrôle financier des clubs européens va se pencher sur le cas de l'OM qui, selon l'UEFA, ne respecte pas le fair-play financier ni un accord établi l'été dernier. Cela ouvre la voie à des sanctions, qui peuvent aller du blâme à l'exclusion de compétitions.

Potentiellement, l'OM risque gros. La chambre de jugement de l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC), organe de contrôle de l'UEFA pour le respect du fair-play financier, va examiner le dossier de l'Olympique de Marseille.

Selon le communiqué diffusé par l'institution européenne, l'actuel deuxième de Ligue 1 n'a "pas respecté" l'accord de règlement auquel il était soumis pour la saison 2019-2020. Cette nouvelle étape dans la procédure ouvre la voie à de possibles sanctions, qui seront déterminées après examen des comptes.

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Le règlement de l'UEFA prévoit un barème de sanctions pour ceux qui enfreignent le fair-play financier, dispositif introduit en 2011 pour empêcher les clubs de dépenser plus que ce qu'ils ne gagnent et pour encadrer étroitement les injections massives de capitaux de la part de propriétaires. La "mise en garde" et le "blâme" constituent le premier échelon des réponses pouvant être apportées par le gendarme financier.

La menace de l'exclusion

Les clubs épinglés s'exposent ensuite à une amende, une déduction de points, une rétention de recettes provenant d'une compétition européenne et l'interdiction d'inscrire de nouveaux joueurs ou la restriction du nombre de joueurs pouvant être inscrit sur les lites d'enregistrement de la Ligue des champions et de la Ligue Europa. Les sanctions les plus graves sont l'exclusion de compétitions en cours et/ou de compétitions futures et le retrait d'un titre. C'est ainsi que Manchester City, en février, a été exclu de toutes les compétitions européennes pour les deux prochaines saisons.

L'OM fait d'ores et déjà l'objet de plusieurs sanctions, depuis un accord signé avec l'UEFA qui avait déjà constaté une infraction aux règles du fair-play financier. Le deal, qui court jusqu'à la saison 2022-2023, impose au club phocéen d'afficher un déficit maximum de trente millions d'euros sur l'exercice clos en 2020, de zéro euro en 2021 et un retour au seuil de rentabilité en 2023. Il prévoit aussi un retrait de six millions d'euros, dont quatre avec sursis, sur les revenus éventuels de ses participations futures aux compétitions européennes. Enfin, les Marseillais ne pourront inscrire que 23 joueurs (au lieu de 25) dans les compétitions européennes de la saison 2020-2021.

Dans un communiqué publié ce jeudi soir, l'Olympique de Marseille dit prendre acte de la décision de l'ICFC et assure qu'il "collabore pleinement et en toute transparence avec l'UEFA".

JA