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Ligue des champions: ces exemples qui prouvent que les Lillois peuvent encore y croire

Battu par l'Ajax Amsterdam et Chelsea, Lille se trouve déjà en fâcheuse posture dans son groupe. Mais la qualification pour les huitièmes de finale reste possible. Par le passé, des clubs ont déjà réussi à atteindre ce stade de la compétition alors qu'ils avaient débuté par deux défaites.

L’affaire semble mal embarquée. En débutant sa campagne européenne par deux défaites contre l’Ajax Amsterdam (3-0) et Chelsea (2-1), Lille a compromis ses chances de qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Derniers du groupe H, les Dogues accusent déjà six longueurs de retard sur l’Ajax et trois sur le duo Chelsea-Valence. Mais ils peuvent continuer à y croire. Il suffit d’observer l’histoire récente de la compétition pour s’en convaincre. A quelques reprises, des clubs sont parvenus à accrocher leur billet pour les huitièmes de finale alors qu’ils avaient été battus lors des deux premières journées de la phase de groupes. Ce fut le cas notamment pour deux équipes françaises: Lyon lors de la saison 2007-2008 et Marseille en 2010-2011. Il y a douze ans, les Gones avaient commencé par deux déroutes: une première au Camp Nou face au Barça (3-0), une seconde à Gerland contre les Glasgow Rangers (3-0).

Tottenham finaliste malgré deux défaites inaugurales

Mais Juninho et sa bande s’étaient bien repris avec trois victoires et un nul face à Barcelone (2-2) lors de leurs quatre matchs suivants. Un bilan suffisant pour atteindre les huitièmes, où ils avaient chuté devant le Manchester United de Cristiano Ronaldo (1-1 à l’aller, défaite 1-0 au retour). De son côté, l’OM avait d’abord subi la loi du Spartak Moscou (1-0) et Chelsea (2-0) en 2010, avant de se rattraper en enchaînant quatre succès de suite, avec notamment cette victoire à domicile face aux Blues de Didier Drogba grâce à un but de Brandão (1-0). Mais comme pour Lyon, le parcours marseillais s’était arrêté au tour suivant contre Manchester United (0-0 à l’aller, défaite 2-1 au retour). S’ils veulent s’inspirer d’un exemple encore plus marquant, les Lillois doivent se rappeler de l’épopée de Tottenham la saison dernière. Avant de sortir le Borussia Dortmund, Manchester City et l’Ajax Amsterdam, les coéquipiers d’Hugo Lloris avaient bien mal démarré avec des défaites contre l’Inter Milan (2-1) et Barcelone (4-2). Mais les Spurs, pas loin de se faire renverser en Ligue Europa, avaient finalement arracher leur qualification pour les huitièmes aux dépens de l’Inter.

Ce sont les confrontations directes qui avaient départagé les deux équipes. Ils s’étaient ensuite hissés jusqu’en finale. S’ils n’ont pas été si loin, l’Inter, le Panathinaïkos, Galatasaray ou encore Arsenal sont eux aussi parvenus à passer la phase de groupes de la Ligue des champions malgré deux défaites inaugurales. En 2006, les Nerazzurri avaient joué à se faire peur en s’inclinant contre le Sporting Portugal (1-0) et le Bayern (2-0). Mais ils avaient rectifié le tir par la suite en terminant deuxièmes de leur groupe derrière les Bavarois, avant d’être écartés par Valence en huitièmes. Parcours similaire pour le Panathinaïkos en 2008-2009, même si les Grecs avaient fait encore mieux en s’offrant la première place de leur poule alors qu’ils avaient commencé par des revers face à l’Inter (2-0) et l’Anorthosis Famagouste (3-1). Villarreal s’était chargé de mettre fin à leur belle aventure en huitièmes. En 2012-2013, Galatasaray avait aussi réussi à inverser la tendance malgré des revers contre Manchester United (1-0) et Braga (2-0). Autre exemple: Arsenal en 2015-2016. Deux revers contre le Dinamo Zagreb (2-1) et l’Olympiakos (3-2), une qualification obtenue avec neuf points mais une élimination au tour suivant face au Barça. Un scénario pour lequel signerait sans doute le Losc à l'heure actuelle.

RR