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Ligue des champions: l'OM sombre à Porto et égale la pire série de défaites

Catastrophique en première période, amorphe en deuxième, l'OM s'est encore effondré ce mardi soir en Ligue des champions, sur la pelouse de Porto (3-0). Le voilà à trois défaites en trois matchs dans son groupe C, et même à douze revers consécutifs en C1, un record.

Avec un peu d’ironie, on pourrait dire que l’OM a une nouvelle fois marqué l’histoire de la Ligue des champions ce mardi soir. Problème: il l’a fait de la pire des manières. En déplacement à Porto, le club phocéen, plombé par une première période cauchemardesque, a concédé une troisième défaite en autant de matchs dans son groupe C (3-0), une douzième de rang en C1. Un record qui appartenait jusque-là au seul Anderlecht, et sous lequel Marseille vient donc rajouter tristement son nom.

Avec déjà six points de retard sur son adversaire du soir, et neuf sur Manchester City, voilà la campagne européenne de l’OM gâchée, treize jours seulement après avoir débuté. Pour Steve Mandanda et ses camarades, il ne s’agira désormais plus de viser les huitièmes – sauf miracle – mais bien de sauver l’honneur, voire de chiper la troisième place à l’Olympiacos sur un malentendu. Pour cela, il faudra afficher un bien meilleur visage que sur la première phase.

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Naufrage en trois temps

L’entame de match olympienne au stade du Dragon est presque à montrer dans les écoles de football. Dans une leçon qui s'intitulerait "Comment perdre une rencontre en une demi-heure et en trois temps". Première étape: offrir un but à l’adversaire (Marega, 4e) sur la première offensive, en enchaînant une bien mauvaise relance (Caleta-Car), puis un dégagement d’un défenseur (Alvaro) contré par son propre milieu (Sanson). Deuxième étape: se donner un faux-espoir en obtenant un penalty (Thauvin, 9e) mais en le manquant bien comme il faut (Payet). Troisième étape: finir le travail en offrant soi-même un penalty - sévère mais pas scandaleux - à l’adversaire (Amavi, 27e), qui lui sait le transformer.

C'est dramatique, et ce n'est évidemment pas ce qu'avait prévu André Villas-Boas. Critiqué la semaine dernière pour avoir proposé un système trop défensif contre City, le coach marseillais a cette fois envoyé un message (un peu) plus ambitieux en relançant Dimitri Payet et Dario Benedetto face à un Porto qui se cherchait encore, et donc en alignant l'équipe qui a fini deuxième de Ligue 1 au printemps. Sauf que l'OM s'est retrouvé tétanisé en prenant un but d'entrée, et que ses individualités ont failli.

Une équipe sans caractère

Caleta-Car, si intéressant l'an passé, a multiplié les passes loupées, Benedetto ne s'est pas procuré une seule occasion intéressante, Sanson et Rongier n'ont clairement pas assez pesé dans l'entrejeu, et Payet, qui voulait faire taire les récentes critiques, n'a fait que les nourrir avec son penalty manqué. Sorti à la 65e, le Réunionnais en est désormais à 18 rencontres de C1 sans le moindre but.

A défaut de justesse, Marseille aurait pu faire preuve de caractère. Mais il n'a jamais su relever la tête, se rebeller. Ni en fin de première période, ni au retour des vestiaires, après une pause que l'on imaginait bienfaitrice, ni même quand les premiers remplaçants, Henrique et Cuisance, ont fait leur entrée. C'est même à ce moment-là qu'il a encaissé le troisième but, sur une belle action conclue par Luis Diaz (69e).

Trois matchs, trois défaites, sept buts encaissés, aucun marqué: en début de saison, la Ligue des champions devait être une magnifique éclaircie dans le ciel olympien. Là voilà transformée en boulet, bien difficile à traîner.

CC