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Ligue des champions: la statistique affligeante du Barça face au Bayern

Balayé par le Bayern Munch à domicile (3-0) mardi en Ligue des champions, le FC Barcelone n’a montré aucun signe de révolte, ni d’orgueil au point de ne cadrer aucune frappe lors de la rencontre.

Les supporters du Barça ont attendu près de deux ans pour retrouver la Ligue des champions au Camp Nou. Mais ils ont dû se contenter du célèbre hymne de la compétition pour frissonner. Ce qui a suivi fut un très long calvaire puisque leur équipe a reçu une claque face au Bayern Munich (0-3), un peu plus d’un an après l’humiliation historique face à ce même adversaire (2-8).

Plus que le résultat, le comportement apathique de l’équipe est pointé du doigt, ce mercredi matin par la presse espagnole.

Aucune révolte n’a émergé et Thomas Müller, attaquant bavarois, a même regretté ne pas avoir gagné plus largement en Catalogne. Le Bayern n’a jamais craint une remontada pour une raison simple: les coéquipiers de Memphis Depay n’ont pas cadré une seule frappe du match.

Le Barça n’avait plus conclu un match sans tir cadré en Ligue des champions depuis la saison 2003-2004. Mardi, ils ont tenté leur chance à cinq reprises sans mettre à contribution Manuel Neuer. Très loin du Bayern et ses 17 frappes, dont sept cadrées.

Cette nouvelle déconvenue poursuit la série noire du Barça à domicile en Europe. Les Catalans restent en effet sur trois revers consécutifs à domicile: face à la Juventus (3-0), le PSG (4-1) et le Bayern (3-0). Cela fait un total de dix buts encaissés pour un marqué. La crise a déjà éclaté et trois dirigeants (le président Laporta, Rafa Yuste, vice-président, et Mateu Alemany, directeur du football) se sont entretenus jusque tard dans la nuit après le match au Camp Nou.

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"Je retiens qu'on a fini le match avec je ne sais combien de garçons de 18 ans, et que l'équipe ne s'est pas démobilisée, a tenté de positiver Gerard Piqué, défenseur du Barça, sur Movistar+. C'est comme ça, on est ce qu'on est. Dans l'immédiat, c'est vrai que c'est compliqué, ils ont été supérieurs. Mais je sais qu'avec nos très jeunes joueurs, on va finir par rivaliser, ils vont accumuler de l'expérience, et à la fin de la saison, vous verrez... Aujourd'hui, il y a une nette différence, c'est clair, mais on a des joueurs comme Ansu (Fati), Ousmane (Dembélé), Kun (Agüero), qui peuvent nous apporter des choses devant et nous aider à être plus compétitifs. Pour être franc, aujourd'hui on ne fait pas partie des grands favoris, mais ça ne fait rien. Il y a des années où on l'était et où on n'a pas gagné."

NC