RMC Sport

Ligue des champions: pourquoi le PSG n’a (vraiment) pas intérêt à croiser la route de l’Atlético

Alors que le tirage au sort des huitièmes de finale de la Ligue des champions aura lieu ce lundi à Nyon, en Suisse et sera à suivre à partir de 12h sur RMC Sport 1, les spéculations vont bon train sur les différentes affiches. Le PSG pourrait croiser la route de l’Atlético de Madrid. Un gros morceau que le club de la capitale ferait bien d’éviter. En voici les raisons.

Parce que cette saison, l’Atlético est en mission

Une finale à domicile, ça vous motive forcément. Et on connait les leviers qu’aime activer Diego Simeone, l’entraîneur de l’Atlético de Madrid, quand il s’agit de transcender les siens. "El Cholo" et son groupe n’ont qu’une idée en tête : disputer la finale de la Ligue des champions 2018-2019 dans leur antre du Wanda Metropolitano. Et… qui plus est à domicile et après les échecs de 2014 et 2016, la remporter. Une perspective qui a évidemment pesé dans l’esprit de la star de l’équipe, Antoine Griezmann, au moment où celui-ci a préféré prolonger l’aventure madrilène, plutôt que de répondre aux sirènes du FC Barcelone l’été dernier.

Parce que les Colchoneros vont hausser le ton, c’est sûr

Au moment de rédiger ces lignes, l’Atlético de Madrid est deuxième de Liga, à égalité de points avec le leader, le FC Barcelone. Et s’il est en mesure d’affronter le PSG en huitièmes de finale, c’est parce qu’il a fini deuxième de son groupe en Ligue des champions, derrière le Borussia Dortmund. Le classement des Colchoneros dans ces deux tableaux n’a rien d’infamant. Au contraire.

C’est plutôt l’impression laissée par leur première partie de saison qui interpelle. Peu de buts inscrits, pas toujours une maitrise sereine des matches, une défaite qui fait tache face au Celta Vigo en début de Liga (2-0) et une déculotté en Ligue des champions sur la pelouse du Borussia Dortmund (4-0), on a vu l’Atlético moins autoritaire et moins rugueux que dans un récent passé, moins conquérant aussi, alors que le PSG, lui, a su monter en régime en Ligue des champions et a assez de marge en championnat pour se focaliser sur cet éventuel 8e de finale. Mais la vérité de décembre n’est pas celle de février. Et le club de la capitale ne le sait que trop bien… avec l’exemple encore vif du Real Madrid la saison dernière.

Parce qu’… Antoine Griezmann

Deux défaites en vingt-deux matches toutes compétitions confondues, c’est clair que c’est solide. Ajoutez à cela un technicien et mentor toujours aussi passionné, un groupe quasi-inchangé et la perspective d’un renfort offensif en janvier – pour épauler ou remplacer Diego Costa, blessé et de retour cet hiver, c’est selon -, vous aurez compris que c’est un gros morceau que le PSG risque de croiser. Un gros morceau dans lequel surnage et brille un élément incontournable: Antoine Griezmann. Le champion du monde français s’occupe quasiment de tout pour l’Atlético cette saison.

Face à un club avec qui plusieurs fois l’éventualité d’un transfert a été évoquée, "Grizi" aura à cœur de briller. D’autant que les clubs français lui réussissent bien en général. Sous les couleurs de la Real Sociedad, l’intéressé avait œuvré à l’élimination de l’OL (il avait marqué au match aller, d’une bicyclette magistrale) en barrages de la Ligue des champions en 2013. Avant de ruiner les espoirs de nouveau titre européen de l’OM, en mai dernier, en finale de la Ligue Europa.

Parce que c’est un épouvantail, tout simplement

Entre un PSG vainqueur de la Coupe des Coupes en 1996 et souhaitant étoffer son palmarès européen avec la plus grande compétition continentale de clubs et l’Atlético, il y a quand même un sacré fossé. Car les Colchoneros, depuis dix ans, sont régulièrement performants sur la scène européenne.

Il suffit de jeter un coup d’œil au CV de l’équipe: deux finales de Ligue des champions (2014 et 2016) perdues face au même adversaire mais de deux façons différentes (après prolongation pour la première, aux tirs au but pour la seconde), trois Supercoupes d’Europe et trois Ligue Europa, dont la dernière remportée en mai dernier aux dépens de l’OM (2010, 2012, 2018).